Perquisition au Centre Vidéotron: l'UPAC cherchait de l'information sur un détenteur de sièges

Une source de Québecor a affirmé que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) cherchait de l'information sur un détenteur de sièges dans le Centre Vidéotron quand elle a mené une perquisition dans le nouvel amphithéâtre il y a deux semaines.
«Ce n'est ni Québecor, ni le Centre Vidéotron, ni Première Place qui était en cause», jure cette source. La station radiophonique FM93 affirme qu'un titulaire de charge publique aurait été aperçu dans un siège appartenant à un membre de Première Place, une filiale de Québecor qui regroupe les gens qui avaient acheté les droits sur les sièges du nouvel amphithéâtre. Cette personne aurait été mentionnée dans des affaires de contrats informatiques gouvernementaux.
Pas J'ai ma place
L'avocat Luc Paradis, président du groupe J'ai ma place, qui avait vendu les droits sur les sièges avant de remettre les sommes accumulées et ses membres à Québecor, a pour sa part tenu mardi à assurer que son organisation n'était pas non plus visée par l'enquête de l'UPAC.
«Tout a été transféré à Première Place. Nous n'avons plus rien à voir là-dedans, à part peut-être le fait d'avoir vendu ce siège à cette personne à une certaine époque. Et nous n'avons jamais entendu dire que des gens avaient acheté des sièges de J'ai ma place de façon douteuse. Personne ne devrait être nerveux. Nous n'avons aucun cadavre dans le garde-robe», a-t-il justifié, avouant qu'il avait reçu plusieurs appels téléphoniques à ce sujet mardi après-midi.
«Nous n'avons pas de déclaration à faire car nous ne voulons pas nuire à l'enquête de l'UPAC», a pour sa part déclaré le porte-parole de Québecor Sports et Divertissements, David Messier.