Le syndicat des employés de soutien de l'Université Laval souhaitait notamment faire valoir que des employés contractuels ne devraient pas être au travail pendant la grève.

Pas de briseurs de grève à l'UL, tranche le Tribunal

Le syndicat des employés de soutien de l'Université Laval (SEUL) essuie un revers devant le Tribunal administratif du travail. La demande d'ordonnance de sauvegarde provisoire a été rejetée par le Tribunal, alors que le SEUL avait déposé une requête visant à prouver que 70 personnes agissaient comme briseurs de grève à l'UL.
Le syndicat souhaitait notamment faire valoir que des employés contractuels ne devraient pas être au travail pendant la grève. Le Tribunal n'a cependant pas été convaincu par la preuve de la partie syndicale. 
«Il n'appartient donc pas au Tribunal à ce stade de se prononcer sur le fond du litige ou encore d'apprécier le mérite des prétentions respectives des parties. En somme, le Tribunal doit décider si le Syndicat a établi de façon prépondérante qu'il y a apparence que l'Université utilise illégalement les services» de briseurs de grève, peut-on lire dans le jugement rendu vendredi. 
Le syndicat ne baisse pas les bras pour autant. Dans un courriel envoyé au Soleil, le conseiller syndical Éric-Jan Zubrzycki assure que «les recours se poursuivront».
Le SEUL et l'Université Laval sont convoquées à une date ultérieure à une audience pour statuer sur la demande d'ordonnance de sauvegarde permanente.