La circulation devrait reprendre sous peu sur la 132, selon la Sûreté du Québec.

Nord du Québec: jeune homme suspecté de plusieurs meurtres abattu

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a ouvert une enquête sur la mort d'un homme de 19 ans qui, avant de se faire abattre, aurait tué trois personnes, dont un enfant, à Akulivik, un village inuit situé dans le Nord-du Québec.
Selon les informations préliminaires recueillies par le BEI, l'individu serait entré dans trois domiciles pour y poignarder cinq personnes. Trois d'entre elles sont décédées, dont un enfant d'une dizaine d'années, et les deux autres sont dans un état critique.
Les policiers seraient arrivés sur place alors que l'homme se dirigeait vers une quatrième résidence, armé d'un couteau.
Les agents auraient alors tiré pour empêcher l'homme d'entrer. Ce dernier se serait alors retourné vers les policiers, qui ont tiré une fois de plus, atteignant mortellement l'individu.
Huit enquêteurs du BEI se pencheront sur l'événement pour confirmer cette version des faits.
Jean-Philippe Dubois, le porte-parole du corps de police régional Kativik, qui couvre la communauté d'Akulivik, a confirmé par courriel que ses agents «avaient neutralisé le suspect à leur arrivée sur les lieux».
Il a refusé d'en dire davantage, dirigeant toutes les demandes d'entrevues au BEI et à la Sûreté du Québec (SQ).
La Sûreté du Québec prêtera main-forte au BEI; le corps policier fournira deux techniciens en identité judiciaire et il enquêtera sur les meurtres ou les tentatives de meurtre de l'homme de 19 ans.
La SQ n'a pas voulu offrir d'autres détails, mais elle a confirmé que ce n'était pas ses agents qui étaient intervenus lors de l'opération.
Un membre du conseil du village, Timothy Aliqu, a dit n'avoir que peu d'informations sur ce qui a poussé l'homme à commettre ce massacre. Il a indiqué que les leaders se rencontreront bientôt afin de discuter des façons pour venir en aide à leurs concitoyens meurtris.
«Je n'ai vraiment aucune idée de ce que nous allons faire», a-t-il déclaré à La Presse canadienne.