Les perquisitions ont eu lieu dans des entreprises de déneigement et d'entretien ménager principalement au nord de Montréal, et non pas chez Hydro-Québec.

Neuf perquisitions de l'UPAC en lien avec des contrats publics octroyés par Hydro-Québec

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) procédait, mercredi, à neuf perquisitions en lien avec des contrats publics octroyés par Hydro-Québec.
Une centaine de policiers ont participé à l'opération.
Les neuf lieux perquisitionnés se trouvent principalement au nord de Montréal, notamment à Laval et à Blainville.
Il s'agit de contrats de déneigement et d'entretien ménager, et les perquisitions ont lieu dans les entreprises concernées, et non pas chez Hydro-Québec, a confirmé la porte-parole de l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence.
L'UPAC n'a pas voulu fournir, à cette étape de l'enquête, plus de détails sur les soupçons qui pèsent contre les entreprises visées.
Aucune arrestation n'a eu lieu mercredi.
Récolte de preuves
Les perquisitions visent à recueillir des preuves aux fins de l'enquête en cours, précise Mme Laurence, dans le but de prouver les infractions et éventuellement déposer des accusations.
Il s'agirait de la première fois que des contrats accordés par Hydro-Québec font l'objet d'une enquête de l'UPAC. La société d'État collabore à l'enquête, a-t-on souligné à l'UPAC.
Hydro-Québec est bien au fait de ce dossier puisqu'elle a elle-même contacté l'UPAC, qui a commencé son investigation en 2015.
Les faits allégués remontent à près de deux ans, a indiqué Marie-Élaine Deveault, attachée de presse de la société d'État.
Un employé a d'ailleurs été congédié par Hydro-Québec en décembre 2014 après une enquête interne. Il s'agit de Denis Hervieux, un ancien cadre d'Hydro-Québec.