En juillet, le travailleur humanitaire canadien Peter Dalglish était amené devant un tribunal au Népal.

Népal: un travailleur humanitaire canadien condamné pour viols d’enfants

TORONTO — Un travailleur humanitaire canadien au Népal a été débouté en appel de sa condamnation pour l’agression sexuelle de deux enfants, mais il a vu sa peine d’emprisonnement réduite d’un an, à huit ans, ont annoncé vendredi ses avocats.

À la suite d’une audience qui a duré près de quatre jours, la Haute Cour de Patan a confirmé le verdict de culpabilité prononcé l’an dernier contre Peter Dalglish, originaire de London, en Ontario. Son avocat, Dennis Edney, a soutenu depuis Katmandou qu’il s’agissait d’une «erreur judiciaire».

La police népalaise soutient que M. Dalglish, âgé de 62 ans, a violé deux garçons népalais âgés de 11 et 14 ans qui se trouvaient dans sa maison de montagne. Les policiers l’ont arrêté chez lui le 8 avril 2018; il a toujours clamé son innocence.

Un tribunal de district l’a reconnu coupable en juin dernier et l’a condamné à neuf ans de prison. En appel, ses avocats ont soutenu que le procès n’avait pas été juste et équitable. Ils ont soulevé des incohérences dans la preuve, de présumées menaces et intimidation de la part des enquêteurs, et le fait qu’aucune des victimes présumées ou leurs proches ne s’étaient plaints de lui.

La défense a également déclaré que les deux jeunes étaient revenus sur leurs allégations et que les procureurs n’avaient aucune preuve solide. Ils ont également déclaré que le tribunal avait ignoré un billet et une carte d’embarquement qui prouveraient que M. Dalglish n’était pas sur les lieux d’une des deux agressions. La poursuite, quant à elle, a mis l’accent sur le témoignage des deux présumées victimes. Les deux juges en appel ont confirmé le verdict de culpabilité, mais ils ont réduit la peine à huit ans.

Les avocats de M. Dalglish songent maintenant à faire appel en Cour suprême du Népal, mais ils sont loin d’être optimistes quant à leurs chances de succès, compte tenu des décisions précédentes de ce système judiciaire. Me Edney a indiqué de son côté qu’aucun traité ne permettait à M. Dalglish de purger sa peine au Canada. Il a appelé le gouvernement canadien à s’impliquer dans l’espoir qu’un politicien de haut rang au Népal puisse obtenir sa libération.

Lorsque M. Dalglish a été arrêté, le chef du Bureau central d’enquête du Népal, Pushkar Karki, avait accusé le Canadien d’attirer des enfants de familles pauvres avec des promesses d’éducation, d’emploi et de voyages, pour ensuite les agresser sexuellement.