Mort d'un travailleur à Deschambault: la CNESST relève deux lacunes

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) exige que l'entreprise Alcoa - Aluminerie de Deschambault SEC effectue des correctifs à la suite de la mort d'Emmanuel Bouillé le 15 août 2015.
Cette journée-là, le travailleur effectuait le déplacement d'un creuset avec un pont roulant lorsqu'il a été heurté par un chariot élévateur qui effectuait une manoeuvre en marche arrière. La victime, qui faisait dos au chariot, n'a jamais entendu l'alarme de recul de l'engin. De plus, M. Bouillé se trouvait dans l'angle mort du conducteur qui n'a pu l'apercevoir dans la caméra de recul. 
Depuis l'accident, la CNESST avait interdit l'utilisation de chariots élévateurs dans le centre de coulée lorsque le pont roulant est utilisé. Elle a également exigé l'élaboration d'un plan d'action visant la mise en place de mesures de sécurité permanentes afin de contrôler le risque de contact entre un chariot élévateur et un opérateur de pont roulant au centre de coulée. L'employeur ayant fait l'installation de deux glissières de sécurité en béton et soumis le plan d'action requis, l'interdiction a été levée.
La commission souligne que 28 travailleurs sont décédés au Québec depuis cinq ans après avoir été heurtés par un véhicule ou de l'équipement mobile. Seulement dans la région de la Capitale-Nationale, deux travailleurs ont perdu la vie dans de tels accidents.