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Les policiers de Québec ont vérifié 285 dénonciations sur leur territoire.
Les policiers de Québec ont vérifié 285 dénonciations sur leur territoire.

Mesures sanitaires: le congé de Pâques coûte cher aux contrevenants

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
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La police de Québec a remis pas moins de 105 constats d’infraction pour le non-respect des mesures sanitaire pour la période du 29 mars au 4 avril. Il s’agit du double du nombre de constats donné la semaine dernière.

Les policiers ont aussi vérifié 285 dénonciations sur leur territoire. Parmi les constats ou rapports d’infraction remis, 53 concernent le non-respect du couvre-feu.

Depuis jeudi dernier, le couvre-feu est fixé de 20h à 5h dans la région de Québec, en raison des mesures sanitaires d’urgence annoncées par le gouvernement mercredi.

Pendant la manifestation contre les mesures sanitaires organisée samedi, 12 personnes ont reçu un constat d’infraction parce qu’elles ne respectaient les consignes telles que le port du masque obligatoire.

La police de Lévis a quant à elle remis 34 constats dans la dernière semaine, 12 d’entre eux concernent le couvre-feu, 19 pour les rassemblements privés interdits et deux pour les commerces non essentiels demeurés ouverts (leur fermeture a été exigée jeudi dernier).

Attention aux réseaux sociaux

Avec 285 appels, le nombre de signalements faits à la police a aussi doublé cette semaine. En plus des dénonciations par téléphone, la police de Québec reçoit beaucoup de messages sur ses réseaux sociaux.

«C’est un bond assez important, on a eu une hausse significative d’appels des citoyens, beaucoup plus que les semaines précédentes», précise le porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Étienne Doyon.

Les citoyens envoient entre autres beaucoup de photos ou de vidéos diffusées sur Facebook ou Instagram qui montrent des rassemblements ou le non-respect des mesures sanitaires.

La police de Québec privilégie l’intervention en personne pour remettre les constats d’infractions. Toutefois, les photos de rassemblements ou de personnes qui ne portent pas de masques peuvent devenir des éléments d’enquête.

«On s’en sert pour aller faire des vérifications par la suite, les photos peuvent orienter nos patrouilles par exemple», indique Étienne Doyon.

Avec Twitter, Instagram, Facebook, Snap Chat et TikTok — pour ne nommer que ceux-là! – beaucoup de contenu disponible sur les réseaux sociaux peut servir aux policiers. Ils consultent tous les messages envoyés. En plus des messages reçus, des agents de la police de Québec surveillent eux-mêmes les activités partagées sur les différentes plateformes.

La fonction «live» des réseaux sociaux devient un outil assez révélateur. Les utilisateurs qui se filment en direct pendant un party n’aident pas leur cause. La dénonciation devient aussi facile, un simple clic et les vidéos ou photos sont envoyées à la police.

Il n’est pas toujours nécessaire de constater la faute en personne avant de remettre un constat d’infraction.

«Si on a un motif raisonnable de croire qu’une infraction a été commise, on peut le faire. On doit identifier la personne, identifier la faute, l’endroit où elle a été commise et si la vidéo a été tournée vraiment à cette date-là», explique l’agent Étienne Doyon.

Il s’agit du même processus pour les vidéos ou photos de conduites dangereuses sur les routes, par exemple.

Au Québec

Dans la province, pour la période du 29 mars au 4 avril, les différents corps policiers ont remis 1374 constats d’infraction relativement au couvre-feu.

Il s’agit du deuxième plus grand nombre de contrevenants en une semaine depuis que le couvre-feu est mis en place par le gouvernement. Lors de la première semaine du couvre-feu (11 au 17 janvier), les policiers avaient donné 1429 amendes.

À elle seule, la Sûreté du Québec a remis 1019 constats (413 pour le couvre-feu et 550 pour les rassemblements privés). 

Non-respect du couvre-feu dans la province : 

  • 11 au 17 janvier : 1429 constats
  • 18 au 24 janvier : 1090 constats
  • 25 au 31 janvier : 1084 constats
  • 1er au 7 février : 984 constats
  • 8 au 14 février : 1034 constats
  • 15 au 21 février : 1081 constats
  • 22 au 28 février : 1084 constats
  • 1er au 7 mars : 1099 constats
  • 8 au 14 mars : 871 constats
  • 15 au 21 mars : 768 constats
  • 22 au 28 mars : 917 constats
  • 29 mars au 4 avril : 1374 constats