L’ancienne policière Stéfanie Trudeau, mieux connue sous son numéro de matricule, «matricule 728»
L’ancienne policière Stéfanie Trudeau, mieux connue sous son numéro de matricule, «matricule 728»

Malmené par «matricule 728», un homme obtient 25 000 $

Un homme qui avait été menotté à l’arrière d’une voiture de police de Montréal et abandonné loin de chez lui en mai 2012 s’est entendu avec la Ville pour qu’elle lui verse 25 000 $, mais l’homme s’est dit déçu qu’elle ait rejeté ses propositions pour contrer le profilage racial et la discrimination.

Julian Menezes, qui est d’origine sud-asiatique, a été conduit dans la ville, menotté à l’arrière d’une voiture de police, et a été déposé loin de chez lui après que les policiers lui eurent lancé des insultes racistes.

M. Menezes, âgé de 36 ans, a déclaré lors d’une conférence de presse mardi qu’il était soulagé que l’affaire soit terminée.

Mais il a ajouté qu’il mentirait s’il disait que l’événement n’a pas eu un impact important sur sa perception des forces de l’ordre.

«Je pensais que j’étais un citoyen à part entière», a soutenu M. Menezes. «Cela vous dépouille de votre citoyenneté, cela vous fait sentir comme si vous n’étiez pas à votre place ici.»

L’un des agents impliqués était l’ancienne policière Stéfanie Trudeau, mieux connue sous son numéro de matricule, «matricule 728».

Mme Trudeau, qui a depuis quitté le corps policier, a gagné en notoriété au Québec pendant la grève étudiante, alors que plusieurs incidents l’impliquant avaient été filmés.

M. Menezes a relaté qu’il avait été arrêté alors qu’il tentait de défendre un cycliste qui était intimidé par la police lors d’une arrestation.

Il a raconté avoir été menotté et jeté dans le véhicule de police sans ceinture de sécurité. Son visage percutait le séparateur en plexiglas alors que la voiture circulait de manière erratique, a-t-il ajouté.

M. Menezes dit avoir été laissé dans un stationnement du Tim Hortons de l’autre côté de la ville, sans argent et avec une contravention de 146 $.