Depuis 1990, Gérard Grégoire a été condamné à huit reprises pour avoir conduit son véhicule alors qu’il était sous le coup d’une interdiction imposée par la cour ou que son permis était révoqué.

Lourde peine pour un entêté du volant

Son entêtement à conduire sa voiture malgré les interdictions a valu une peine de trois ans et demi de pénitencier à un homme du secteur Saint-Émile.

Gérard Grégoire, 61 ans, est ce qu’on pourrait appeler une tête dure.

Depuis 1990, il a été condamné à huit reprises pour avoir conduit son véhicule alors qu’il était sous le coup d’une interdiction imposée par la cour ou que son permis était révoqué.

En 2015, Grégoire a écopé d’une peine de trois ans de prison, toujours pour conduite pendant interdiction. Lorsqu’il a obtenu sa libération conditionnelle, il s’est empressé de reprendre le volant même si son permis de conduire était révoqué jusqu’en 2023.

Les policiers l’ont arrêté le 1er octobre sur le boulevard de la Colline. Le tacot brinquebalant de l’homme avait attiré leur attention.

Détenu depuis, Gérard Grégoire a été amené à la cour il y a quelques jours. Il était en mode négociation.

«J’ai 30 mois de fait et je vous propose de faire six mois de plus [pour la nouvelle infraction]», a lancé l’accusé, sans avocat, au juge Christian Boulet de la Cour du Québec.

Cette offre n’était pas au goût de la procureure de la Couronne Me Jasmine Leduc, qui réclamait plutôt une peine de trois ans et demi de prison, consécutive à l’actuelle peine de trois ans. 

Six ans et demi au total

Au total, Gérard Grégoire cumulerait donc six ans et demi de détention pour ses deux derniers dossiers de conduite pendant interdiction.

Cette suggestion a souri au juge Boulet. «Je me sens même clément en vous imposant cette peine», a fait remarquer le juge à l’accusé.

À sa sortie de détention, Grégoire n’aura pas le droit de conduire pour une période de huit ans.