Alors qu'elle intervenait en direct à la télévision dans le cadre d'un reportage sur le festival Osheaga, Valerie-Micaela Bain s'est fait embrasser sur la joue par un homme.

L'homme qui a embrassé une journaliste en direct s'excuse

L'homme qui a embrassé la journaliste Valerie Micaela-Bain en direct à la télévision vendredi soir a présenté ses excuses.
La vidéo que la journaliste avait elle-même partagée sur les réseaux sociaux a fait le tour de la toile, la fin de semaine dernière. Au moment où elle intervenait à la télévision dans le cadre d'un reportage sur le festival Osheaga, Mme Bain s'est fait embrasser sur la joue par un homme, qu'elle a rapidement repoussé et réprimandé.
Elle avait ensuite montré les images sur les réseaux sociaux et avait déploré que cet homme «entre dans sa bulle et l'embrasse pendant qu'elle (était) en ondes» sans son consentement.
Dans un message qu'elle a diffusé sur sa page Facebook, lundi soir, la journaliste a partagé les excuses écrites de l'homme en question.
L'individu a dit «regretter» et «éprouver de la honte» face à son geste.
L'homme, qui dit être père de deux enfants, reconnaît avoir «transgressé une limite par une conduite méprisable».
Il a expliqué qu'il avait simplement voulu «faire rire son entourage» en faisant cela.
«J'ai envoyé comme message qu'il était drôle, voire normal, d'embrasser sur la joue une journaliste pendant un reportage (...) Encore mille excuses. Je ne trouve aucun mot qui justifie mon geste», a-t-il conclu.
Mme Bain a ajouté que les excuses de l'homme venaient «clore l'incident» en ce qui la concerne.
«J'espère que cet incident rappellera qu'il ne faut pas banaliser les agressions aussi petites soient-elles», a-t-elle poursuivi.
Ce dernier événement fait suite à plusieurs autres incidents survenus en Amérique du Nord impliquant des journalistes féminines. Vendredi dernier, une reporter du réseau anglais de Radio-Canada à Terre-Neuve-et-Labrador annonçait avoir porté plainte après s'être fait crier une insulte sexiste alors qu'elle était en ondes.
Le phénomène est devenu un fléau aux États-Unis et au Canada depuis 2015. Un employé d'Hydro Ontario a même été congédié pour avoir lancé une injure sexiste derrière une journaliste de CityNews qui était en direct avant un match du Toronto FC. La reporter Shauna Hunt, qui avait déjà vécu de telles agressions verbales, a cependant interpellé les joyeux lurons, en direct, et elle s'est attiré beaucoup de sympathie du public.