Après une vingtaine de minutes de poursuite, une auto-patrouille de la police de Québec aurait heurté la voiture du fuyard pour l'intercepter, sur le boulevard Charest.

L'homme abattu par la police poursuivi pour sa conduite dangereuse

C'est parce qu'il conduisait sa voiture dangereusement que les policiers de Lévis ont pris en chasse l'homme de 39 ans qui a été abattu par la police de Québec vers 2h30 mardi matin.
Le Bureau des enquêtes indépendantes, qui enquête sur ces événements, a révélé mercredi matin que les policiers de Lévis avaient reçu «au moins un appel» concernant un homme qui circulait dangereusement à bord de son véhicule, sans préciser le type de manoeuvre effectué. Les policiers auraient ensuite localisé le véhicule à Lévis et ont tenté de l'intercepter, mais l'homme a refusé de s'arrêter.
C'est par la suite que les patrouilleurs ont décidé de déclencher la poursuite à l'origine de l'événement. Le fuyard aurait traversé du côté de la ville de Québec et les policiers lévisiens ont alors reçu l'aide de leurs collègues de la police de Québec et de la Sûreté du Québec pour tenter d'appréhender l'homme.
L'utilisation de tapis cloutés n'ayant pas donné les résultats escomptés, les policiers ont mis fin à la poursuite d'une vingtaine de minutes en percutant la Nissan grise du fuyard sur l'autoroute Charest près de l'intersection avec l'autoroute Henri IV, provoquant une sortie de route. Le conducteur aurait alors lancé une hache par la fenêtre de sa voiture pour ensuite en sortir armé d'une machette, avec laquelle il a blessé une policière à un bras.
C'est à ce moment que deux policiers auraient dégainé leurs armes pour faire feu sur le forcené, lui causant des blessures mortelles.
L'autoroute Charest a été fermée durant plusieurs heures afin que neuf enquêteurs du BEI, deux techniciens en identité judiciaire et un reconstitutionniste évaluent la scène de l'accident. 
Selon le BEI, le rapport d'enquête ne sera pas déposé sur le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales avant «plusieurs semaines». 
«Étant donné qu'il y a eu une poursuite et des coups de feu, nous avons entre autres à faire la balistique et la reconstitution de la collision», avance le porte-parole du BEI, Martin Bonin-Charron. «C'est un relativement gros dossier. Nous n'avons pas de limite de temps pour remettre notre dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales», poursuit-il.
Le BEI n'a pas voulu se prononcer à savoir si l'homme conduisait sous l'influence de drogues ou d'alcool. «Cette information ne sera pas rendue publique. Elle va faire partie du rapport remis au DPCP», note M. Bonin-Charron.
Le nom de l'homme de 39, dont le décès aurait été constaté à l'hôpital, devrait être connu au cours des prochaines heures.