Le soir du 12 février 2014, le portier du cabaret Le Folichon, Victor Robitaille-Drouin, a expulsé un client arrogant et irrespectueux. Comme le client, un avocat civiliste, revenait à la charge et l’a saisi à la gorge, le portier lui a asséné un violent coup de poing à la tête.

L’ex-portier du Folichon coupable

L’ex-portier du cabaret de danseuses Le Folichon, Victor Robitaille-Drouin est déclaré coupable de voies de fait graves.

Le juge Jean-Paul Decoste de la Cour du Québec n’a pas acheté l’idée de la légitime défense présentée par Robitaille-Drouin, 35 ans.

Le soir du 12 février 2014, le portier a expulsé un client arrogant et irrespectueux. Comme le client, un avocat civiliste, revenait à la charge et l’a saisi à la gorge, Robitaille-Drouin lui a asséné un violent coup de poing à la tête.

Victime d’un sévère traumatisme crânien, l’avocat Frédéric Bélanger a été plongé dans le coma durant quelques semaines et a dû faire de la réadaptation durant plusieurs mois.

Victor Robitaille-Drouin, qui pesait à l’époque 270 livres et faisait des concours d’hommes forts, a témoigné s’être senti menacé par ce client agressif, qui pesait environ 170 livres.

Force utilisée déraisonnable

Le juge Decoste n’a pas cru le portier. «Nous n’arrivons pas à comprendre que le coup de poing asséné à l’extérieur de l’établissement visait à se protéger de la menace, tranche le juge. Le client n’avait ni un couteau, ni une arme. Le coup de poing était inutile et disproportionné.»

La force utilisée était déraisonnable, ajoute le juge. Le portier a réussi à se dégager facilement de l’emprise du client et aurait pu se contenter de pousser ou de bousculer son opposant, comme il l’avait fait auparavant, estime le juge.

Les représentations sur la peine auront lieu d’ici quelques semaines.

En 2016, Victor Robitaille-Drouin et un collègue avaient été acquittés d’accusations de voies de fait ayant causé des lésions lors d’une bagarre avec plusieurs clients.