Les recherches pour trouver le corps de Maïté Viens sont suspendues aux chutes Jean-Larose. Le parc est donc rouvert au public.

Les recherches pour Maïté Viens suspendues, le parc rouvre au public

Après que la Sûreté du Québec (SQ) eut décidé samedi de suspendre les recherches dans la rivière pour retrouver Maïté Viens, le site des chutes Jean-Larose est maintenant ouvert au public. Le Mont-Sainte-Anne, qui exploite l'endroit, mise sur le «gros bon sens» des gens pour ne pas s'aventurer près de la rivière.
Samedi, la SQ a arrêté les pompes qui retenaient l'eau de couler dans la rivière. Jugeant insécures les recherches dans le deuxième bassin, la SQ a tranché : seules des recherches terrestres seront menées au cours des prochains jours. Dimanche, des véhicules tout-terrain de la SQ ont patrouillé le secteur des chutes Jean-Larose, où Maïté Viens est tombée il y a maintenant 14 jours.
«On est obligé de faire confiance aux gens pour ne pas se baigner, ne pas s'approcher de la rivière», a expliqué le directeur général du Mont-Sainte-Anne, Daniel Rochon. Il craint que certaines personnes pourraient s'aventurer le soir ou la nuit dans la rivière pour tenter de trouver la dépouille de Maïté Viens. 
«Ce serait hyper dangereux», a-t-il prévenu, invitant les gens à respecter la signalisation en place. Tranquillement, l'eau reprend sa place dans la rivière, et quiconque s'y approcherait mettrait sa vie en danger, ajoute M. Rochon.
Le directeur général précise qu'il ne peut pas déployer du personnel jour et nuit pour s'assurer que personne ne s'approche de la rivière. Il confirme cependant l'augmentation du nombre de visites des patrouilleurs sur le site pour assurer la sécurité des visiteurs.
«C'est ouvert, c'est un parc. Il faut respecter les sentiers et respecter les banderoles», a tranché la porte-parole de la SQ, Christine Coulombe.
La Sûreté du Québec ne confirme pas si les recherches terrestres se poursuivront lundi, spécifiant que la situation est réévaluée quotidiennement.
Décision appuyée
Avouant comprendre la tristesse des parents à l'idée que les recherches dans la rivière sont terminées, Daniel Rochon explique que «comme entreprise, on n'a qu'un choix : c'est de supporter la décision de la SQ».
«On a été très satisfait et étonné de l'énergie déployée par la Sûreté du Québec», a-t-il ajouté au terme d'une 14e journée de recherche. 
Un rassemblement «un peu plus grand» que la veille, d'après les estimations de M. Rochon, a eu lieu dimanche à l'entrée du site. Une centaine, peut-être même 150 personnes, seraient venues manifester leur soutien aux proches de la disparue. M. Rochon avoue avoir été touché par la solidarité exprimée par la population.