Les parents contesteront le refus des Maristes

Le bras de fer entre le Séminaire des Pères Maristes et les parents des garçons coupables de leurre et de partage de photos se poursuit.

En début de semaine, les parents des deux adolescents qui fréquentent toujours le Séminaire ont appris que leur enfant pourrait terminer son année scolaire, mais ne serait pas réadmis l’an prochain.

Le conseil d’administration de l’école privée de Sillery a pris cette décision après l’enregistrement des plaidoyers de culpabilité des deux jeunes en chambre de la jeunesse, a indiqué Me Marianne Lefrançois, avocate du Séminaire.

Les parents entendent contester cette décision «discriminatoire, abusive et illégale», a annoncé vendredi Me Élie Tremblay, qui représente les familles.

Les deux garçons concernés ont respecté à la lettre toutes les conditions émises par le tribunal depuis leur arrestation en avril 2018 et aussi celles depuis leur réintégration par ordre de la cour, à la fin août, affirme l’avocate. «Ce sont des bons garçons et ils fonctionnent bien à l’école», ajoute-t-elle.

Selon Me Tremblay, les parents avaient compris que, pour l’année 2019-2020, leurs garçons pourraient fréquenter leur école sans condition. Toutes les plaignantes dans l’histoire des photos ont quitté le Séminaire des Pères Maristes.

Les avocats du Séminaire s’opposeront à ce que les parents amendent leurs procédures pour y inclure la fréquentation durant la prochaine année scolaire. «Pour nous, le dossier est clos», répète Me Lefrançois.

Devant un juge Daniel Dumais de la Cour supérieure, l’air passablement désabusé de la tournure du débat, les parties ont convenu de se revoir en cour d’ici quelques semaines.

«Il y a aussi une autre solution, c’est que les parents baissent les bras et les inscrivent ailleurs!», a lancé Me Bernard Jacob, avocat du Séminaire des Pères Maristes, avant la levée de l’audience.