Les faits divers express

Meurtre de La Pocatière: un voisin accusé
Sophie Beaulieu
Éric Sweeney, 41 ans, a été formellement accusé lundi du meurtre au deuxième degré de Sophie Beaulieu, trouvée morte vendredi dans un logement de La Pocatière.
Le corps inanimé de Sophie Beaulieu, 48 ans, a été découvert vendredi midi dans un immeuble à logements du carré Bon-Accueil. Présent sur les lieux du drame à l'arrivée des policiers, Sweeney a immédiatement été arrêté par la Sûreté du Québec (SQ), et a comparu samedi par voie téléphonique. Il n'a aucun antécédent judiciaire.
Selon Claude Doiron, de la SQ, le suspect et la victime se connaissaient, mais n'étaient pas en couple et n'étaient unis par aucun lien de parenté. À noter que la résidence d'Éric Sweeney se trouve sur la même rue que l'immeuble à logements où a été trouvé le corps de Sophie Beaulieu. 
L'hypothèse d'un meurtre à l'arme blanche a été émise dès vendredi par la SQ. L'accusation de meurtre au deuxième degré signifie que le crime aurait été commis sans préméditation.
Suspect «calme»
Éric Sweeney a comparu lundi après-midi au palais de justice de Rivière-du-Loup en présence de son avocat, Bruno-Gabriel Vargas, et de la procureure au dossier, Annie Landreville.
Selon ce qui a été rapporté par plusieurs médias sur place, Me Vargas a affirmé que son client était «calme» et qu'il «commençait à réaliser ce qui se passait».
Le suspect sera de retour en cour le 19 juin. D'ici là, il demeure détenu à Rimouski.  Camille B. Vincent
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Procès reporté pour Toby Carrier
Le nouveau procès du Matanais Toby Carrier n'a finalement pas débuté hier comme prévu au palais de justice de Baie-Comeau. Le juré numéro 12 a été relevé de ses fonctions, à sa demande. Le juge Serge Francoeur et les avocats ont acquiescé. Le tribunal n'a pas voulu préciser les raisons qui ont entraîné cette demande du juré, qui a personnellement appelé le juge vendredi pour lui expliquer ses motifs, d'ordre personnel. «Vous n'êtes pas responsable, je ne suis pas responsable», lui a lancé le juge lundi matin, ajoutant à l'endroit du citoyen que dans les circonstances, «je n'ai pas le choix de vous libérer». La Cour doit donc reprendre ce matin le processus pour trouver un nouveau juré. Tant que le jury ne comptera pas 12 membres, le deuxième procès de l'homme de 27 ans accusé du meurtre de son frère et de tentatives de meurtre sur ses parents ne pourra s'amorcer. Le juge Francoeur a aussi statué sur une procédure de voir-dire qui lui avait été soumise la semaine dernière. Il a aussi évoqué une question de divulgation de documents. Comme le jury n'était pas présent dans la salle d'audience lorsque ces questions ont été soulevées, il est interdit de rapporter publiquement le contenu des échanges.  Steeve Paradis (collaboration spéciale)
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Motocycliste décédée à Saint-Georges identifiée

Odette Ducharme, 54 ans, de Laval, est la motocycliste qui est décédée à la suite d'un accident survenu dimanche après-midi sur la route 173, près du 20 905, 4e Avenue, à Saint-Georges-de-Beauce. Selon la sergente Christine Coulombe, de la Sûreté du Québec, la dame a perdu la maîtrise de son engin au moment où elle saluait d'autres motocyclistes qui croisaient sa route. Elle a été éjectée et a percuté un garde-fou. Elle faisait partie d'un groupe de trois motocyclistes.  Jean-François Néron
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L'appel du maire Lejeune rejeté

Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, reconnu coupable d'agression sexuelle en juillet 2015, continue d'exercer ses fonctions.
Denis Lejeune a épuisé tous ses recours. La Cour d'appel a refusé hier matin d'entendre le maire de Baie-Trinité, qui voulait en appeler de sa condamnation pour une agression sexuelle commise en 2011 sur une employée municipale. Denis Lejeune, qui n'était pas représenté par un avocat dans ses démarches auprès de la Cour d'appel, désirait un nouveau délai avant de pouvoir produire son mémoire d'appel, chose qui aurait dû être faite il y a déjà quelques mois. Les trois juges ont refusé d'accorder ce nouveau délai, ce qui fait en sorte que techniquement, l'appel du plaignant est considéré comme abandonné. Celui qui siège toujours comme maire de Baie-Trinité est donc depuis hier sous le coup de la décision du juge de première instance, soit un sursis de sentence suivi d'une probation de 24 mois. Denis Lejeune a été reconnu coupable à l'été 2015 d'un chef d'agression sexuelle pour avoir pris les seins de la plaignante. Il a été acquitté d'un autre chef d'agression sexuelle et un de harcèlement. La victime dans cette affaire, Caroline Lamarre, n'a jamais pu reprendre son emploi à la municipalité de Baie-Trinité. La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, qui a indemnisé la victime durant deux ans, jusqu'en juillet 2015, a interdit à Lejeune de se trouver au même lieu de travail que la dame. Comme ce dernier est toujours maire, Mme Lamarre n'a plus de travail depuis.  Steeve Paradis (collaboration spéciale)