Les faits divers express

Un camion perd sa benne remplie d'abrasifs
L'accident s'est produit à l'entrée de la route Montcalm, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, tôt dimanche. Selon des témoins sur place, le système d'arrimage de la benne avec la remorque était corrodé.
Une benne remplie d'abrasifs s'est carrément détachée du camion d'un sous-traitant du ministère des Transports du Québec dimanche matin, à l'entrée de la route Montcalm, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Le système d'arrimage avec la remorque présentait des signes de rouille. 
L'incident est survenu vers 5h, un matin de fin de semaine, si bien que les conséquences ont été limitées. Il n'y a pas eu de blessé ni d'impact majeur sur la circulation.
La Sûreté du Québec a appelé Contrôle routier Québec afin de vérifier l'état de la machinerie en cause. Des constats d'infraction ont été distribués. Le système d'arrimage de la benne avec la remorque était corrodé, selon les constatations de témoins sur place. La rouille est un ennemi connu pour ce genre d'équipement, considérant la nature du chargement et l'humidité constante en période hivernale.
Benoît Lapierre, agent aux relations publiques de CRQ, a refusé lundi d'identifier l'entreprise concernée et les fautes relevées. Celui-ci a préféré rebondir sur l'évènement pour sensibiliser les déneigeurs à l'importance de maintenir leur équipement en bon état avant de se lancer sur les routes.
Tous les véhicules lourds sont soumis à des inspections mécaniques régulières, une obligatoire chez un mandataire de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) et deux autres à l'interne. Les adhérents au programme d'entretien préventif peuvent éviter la visite chez le mandataire s'ils réalisent eux-mêmes quatre inspections selon un protocole établi et s'engagent à ouvrir leurs livres sur demande aux contrôleurs routiers.
«On recommande aussi aux usagers de la route de garder une bonne distance avec les camions» oeuvrant au déneigement, a souligné M. Lapierre. 
Pas rare
Celui-ci affirme que la perte d'une benne est un évènement rare, mais il en a tout de même été témoin trois fois au cours de la dernière décennie. 
Le déneigement des routes provinciales autour de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier était autrefois confié aux cols bleus de la municipalité, qui les empruntent de toute façon pour entretenir les rues de Fossambault-sur-le-Lac et Lac-Saint-Joseph, nous a raconté André Genois, chef de la division des Transports. Mais depuis une dizaine d'années, le ministère des Transports a décidé de faire appel au secteur privé pour des raisons budgétaires.  Annie Morin
Le prof suppléant plaidera coupable de leurre informatique
Marc-Olivier Cloutier
Le professeur suppléant Marc-Olivier Cloutier a annoncé son intention de plaider coupable mercredi aux accusations de leurre informatique sur huit adolescents et possession de pornographie juvénile.
Le dossier judiciaire de Cloutier revenait en cour lundi pour l'étape de l'enquête sous remise en liberté et pour le dépôt d'une dizaine de nouvelles accusations.
Le jeune homme de 26 ans, sans antécédent judiciaire, a plutôt annoncé à son avocate, Me Geneviève Bertrand, son intention de plaider coupable, moins de deux semaines après son arrestation.
Marc-Olivier Cloutier est accusé d'avoir commis durant plus de cinq ans du leurre informatique aux dépens de huit adolescents âgés entre 12 et 18 ans.
Empruntant l'identité fictive d'une jeune femme au début de la vingtaine, Cloutier envoyait des photos d'organes génitaux féminins et réclamait en retour des photos des jeunes dénudés.
Comme il a conservé les photos, il est accusé de possession de pornographie juvénile.
La police connaît l'identité de quatre plaignants de leurre informatique. Dans quatre autres cas, l'analyse des conversations sur Internet n'a pas permis d'identifier la jeune victime du leurre informatique.
La Couronne a aussi déposé une accusation d'agression sexuelle et une autre de contacts sexuels avec un adolescent vis-à-vis duquel Cloutier était en situation d'autorité en tant que professeur stagiaire.
Ces deux accusations seront retirées par le ministère public lors de la reconnaissance de culpabilité.
Il est déjà clair que les parties ne s'entendront pas sur la peine à proposer au tribunal. 
Peine minimale d'un an
Le leurre informatique est passible d'une peine minimale d'un an. Marc-Olivier Cloutier risque une peine de prison beaucoup plus considérable puisque le leurre informatique s'étend sur une période de plus de cinq ans et a touché au moins huit victimes.
Marc-Olivier Cloutier était enseignant suppléant en mathématiques pour les commissions scolaires de la Capitale et des Premières-Seigneuries jusqu'à son arrestation.  Isabelle Mathieu
Le caïd Raynald Desjardins écope de 14 ans de prison
Raynald Desjardins, l'ancien homme de main de Vito Rizzuto, avait plaidé coupable l'an dernier à une accusation réduite de complot pour meurtre relativement à l'assassinat en 2011 de l'aspirant parrain Salvatore Montagna. Il devra passer six ans et demi de plus à l'ombre.
Le caïd Raynald Desjardins a écopé, lundi matin à Montréal, d'une peine de 14 ans d'emprisonnement.
L'ex-homme de confiance de Vito Rizzuto avait plaidé coupable, l'an dernier, à une accusation réduite de complot pour meurtre relativement à l'assassinat en 2011 de l'aspirant parrain Salvatore Montagna.
En échange de cette reconnaissance de culpabilité, la Couronne avait accepté de retirer une accusation de meurtre prémédité.
Lundi matin, la Couronne et la défense ont, de manière commune, suggéré à la Cour d'imposer une peine de 14 ans de pénitencier à Desjardins.
Le juge André Vincent de la Cour supérieure a entériné cette suggestion.
En prenant en considération les années qu'il a passées derrière les barreaux en détention préventive, Raynald Desjardins devra donc rester à l'ombre pour encore six ans et demi.
À sa sortie de la salle d'audience, l'avocat de Desjardins, Me Marc Labelle, a soutenu que son client était soulagé.
«C'est quelque chose qu'on a négocié depuis longtemps. [...] Les accusations originales étant très graves, pour nous, le complot pour meurtre, ça satisfait les parties», a-t-il dit.
Me Labelle a rappelé que l'accusation de meurtre prémédité implique une peine de prison à perpétuité dans le cas d'un verdict de culpabilité.
Le procureur de la Couronne, Me Alexis Gauthier, s'est également montré satisfait.
Preuve complexe
Il n'a pas manqué de rappeler aux journalistes la complexité de la preuve amassée contre le mafieux. Cette preuve consistait principalement en des milliers messages cryptés envoyés par Blackberry.
«On parle d'une preuve extrêmement technique qui soulevait des défis importants pour la poursuite, a-t-il noté. On parle d'un volume de preuve considérable [...] et on parle aussi de la difficulté pour la poursuite de faire la preuve de l'identité de l'auteur de ces communications-là.
«Avec ce plaidoyer, il y avait une assurance pour la poursuite de mener cette procédure-là à terme», a expliqué Me Gauthier.
Raynald Desjardins, qui est détenu depuis cinq ans, a assisté aux procédures judiciaires qui se sont déroulées au Centre judiciaire Gouin à Montréal.  La Presse canadienne
Deux incendies en moins de 12 heures
Une résidence du chemin de l'Éperon à Lac-Beauport a complètement été détruite par un incendie, dans la nuit de dimanche à lundi.
Les pompiers de Québec et de Lac-Beauport ont combattu deux brasiers en moins d'une douzaine d'heures. Le premier sinistre s'est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi dans une résidence du chemin de l'Éperon à Lac-Beauport. Le bâtiment est une perte totale. Les pompiers de l'endroit, aidés par ceux de Sainte-Brigitte-de-Laval, ont fait appel à une pelle mécanique pour détruire ce qui restait de la structure et parvenir à éteindre le brasier. Le second incendie a pris naissance vers 8h30 lundi au 9455, avenue de Soissons dans l'arrondissement Charlesbourg. Au moins 45 sapeurs ont combattu l'élément destructeur. La résidence a subi des dommages importants. La famille a été prise en charge par la Croix-Rouge. Les enquêteurs du commissariat aux incendies étaient sur place. Le sapin de Noël ou un poêle aux granules pourrait être à l'origine de l'incendie.  Jean-François Néron