Douglas Garland été condamné en février 2017 pour le meurtre de Nathan O’Brien et de ses grands-parents.

Les cinq «recordmen» de la sentence minimale

Depuis la mise en application de la nouvelle loi en 2011, la plus longue sentence minimale imposée avant que le détenu puisse faire une demande de libération conditionnelle a été de 75 ans. Cinq meurtriers en ont écopé, le plus connu dans l’est du pays étant probablement Justin Bourque, coupable du meurtre de trois agents de la GRC au Nouveau-Brunswick.

La sentence prononcée contre Bourque en octobre 2014 a été la première de cette nature et elle était considérée comme la peine la plus sévère imposée au Canada depuis l’abolition de la peine de mort. Bourque, qui avait 24 ans quand il a ouvert le feu sur cinq agents de la GRC, ne pourra donc pas quitter la prison avant l’âge de... 99 ans.

John Paul Ostamas

En juin 2016, John Paul Ostamas, un homme de 40 ans de Winnipeg, écopait à son tour de la même sentence après avoir plaidé coupable de trois meurtres au second degré. Extrêmement violent, John Paul Ostamas, qui se décrivait lui-même comme une «machine à tuer», s’en était pris à trois sans abri. Il en avait tué deux en sautant à plusieurs reprises sur leurs têtes et un troisième en le frappant avec un bout de bois. Techniquement, il pourrait demander une libération conditionnelle à l’âge de 125 ans, mais il aurait alors battu le record de longévité de l’humanité...

Douglas Garland 

En février 2017, c’était au tour de Douglas Garland de Calgary de mériter cette peine sévère pour l’assassinat brutal d’un couple et de leur petit-fils. Garland, 57 ans, qui était en conflit avec l’homme pour une histoire de brevet, avait tué et démembré les trois victimes et brûlé leurs restes dans un baril.

Derek Saretzky

À l’été 2017, c’était l’Albertain Derek Saretzky qui méritait la même peine. L’homme de Lethbridge avait tué une femme de 69 ans, un homme de 24 ans et sa fille de deux ans. Saretzky, aussi âgé de 24 ans, avait poussé la cruauté jusqu’à boire le sang et manger une partir du cœur du bébé avant de brûler ses restes.

Dellen Millard 

Le dernier condamné à s’être vu imposer une période de 75 ans sans possibilité de libération conditionnelle au Canada est l’Ontarien Dellen Millard, coupable, avec son complice Mark Smich, de deux meurtres commis à Toronto en 2012 et 2013. Millard et Smich avaient reçu une sentence sans possibilité de libération conditionnelle avant 50 ans pour ces deux crimes, mais la période d’inadmissibilité a été portée à 75 ans pour Millard en 2018 quand il a été de nouveau condamné pour le meurtre de son père, qui avait au départ été considéré comme un suicide. 

Outre ces cinq prévenus, les plus longues périodes d’inadmissibilité au Canada sont celle de 70 ans imposée à Basil Borutski, qui avait été condamné pour le meurtre de trois de ses anciennes partenaires commis dans la même journée, et celles de 40 ans imposées à Alexandre Bissonnette ainsi qu’à Travis Baumgartner, un homme de 22 ans employé d’une entreprise de sécurité qui avait tiré sur quatre collègues de travail, en tuant trois, alors que le groupe s’affairait à remettre de l’argent dans les guichets automatiques de l’Université de l’Alberta.