Le pasteur Claude Guillot
Le pasteur Claude Guillot

Les anciens élèves du pasteur Guillot en appel

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Les anciens élèves qui se disent victimes de sévices de Claude Guillot demandent à la Cour d’appel de réviser la décision leur refusant une action collective contre le pasteur, l’église baptiste de Québec-Est, celle de Victoriaville ainsi que l’association des églises baptistes évangéliques au Québec.

Le 10 août dernier, la juge Johanne April de la Cour supérieure a refusé d’autoriser l’action collective, estimant qu’il n’existait aucune question de droit ou de fait identique entre les différents membres du groupe. 

Rappelons que certains membres ont connu le pasteur Guillot à l’école de la Bonne Semence à Victoriaville dans les années 1980 alors que d’autres suivaient son enseignement dans son école clandestine du quartier Chauveau à Québec, dans les années 2000. Tous se plaignent de divers abus physiques et psychologiques de la part du pasteur. 

Dans leur avis d’appel, les anciens élèves évaluent qu’il y a bel et bien une question commune aux membres du groupe : l’ensemble des abus reprochés à Guillot ont été commis dans un contexte similaire, soit la discipline des enfants selon les croyances religieuses propres aux églises baptistes. 

Ils demandent à la Cour d’appel d’autoriser le recours afin de tenir un procès sur d’éventuels dommages et intérêts.