Le tribunal a rappelé que selon la jurisprudence, la colère ne peut justifier des propos discriminatoires.

Le tribunal sévit contre des textos discriminatoires

MONTRÉAL — Le Tribunal des droits de la personne a condamné une femme à payer 6000 $ en dommages pour des messages-textes jugés discriminatoires à l’endroit d’une amie de sa famille.

Dans une décision rendue à la mi-février, le tribunal a jugé que Tyna Bériault devra payer 4500 $ en dommages moraux et 1500 $ en dommages punitifs pour avoir insulté Amina Tchanderli-Braham en janvier 2016.

Au départ, la famille de Mme Bériault a noué une amitié avec Mme Tchanderli-Braham. Mais cette amitié s’est dégradée au fil des ans. Tyna Bériault reprochait à la dame de profiter de ses parents, d’avoir éventé des confidences reçues et d’avoir tenu des propos malveillants. Elle la soupçonnait aussi d’être responsable d’une importante rayure sur sa voiture.

Les relations se sont envenimées au point où Mme Bériault lui a transmis des messages textes d’insultes, faisant référence à son origine algérienne et à son amie lesbienne.

Mme Bériault a admis être l’auteure de ces messages, qu’elle a attribués à sa colère. Mais le tribunal a rappelé que selon la jurisprudence, la colère ne peut justifier des propos discriminatoires.