En septembre, le candidat indépendant Ali Dahan a vu une de ses pancartes électorales installées dans le parc Saint-Benoît être la cible de dizaines de projectiles de plastique.

Le tireur de la pancarte électorale comparaît

L’homme qui avait pris pour cible une pancarte électorale du candidat indépendant Ali Dahan en septembre a été accusé mardi de méfait et d’utilisation négligente d’une arme à feu.

Roberto Cyr Delcourt, un étudiant de 26 ans, n’était pas présent pour sa comparution. Il a pu conserver sa liberté durant les procédures. La juge a demandé à son avocat de rappeler à son client qu’il doit respecter les conditions de sa promesse signée devant les policiers, soit notamment s’abstenir de posséder des armes.

Delcourt s’était livré lui-même aux policiers trois jours après l’infraction. Il avait remis sa carabine airsoft, quatre chargeurs, des projectiles ainsi que des accessoires.

Pour essayer sa toute nouvelle carabine à air comprimé, avait-il expliqué aux policiers, le jeune homme était sorti de chez lui en pleine nuit et avait ciblé une pancarte dans le parc Saint-Benoît, voisin de son logement. Il a tiré des dizaines de projectiles de plastique puis est rentré se coucher.

Ce n’est que le lendemain, en voyant les camions de reportage des médias, qu’il a réalisé l’ampleur de ce qu’il avait fait.

Dès le départ, la police de Québec avait indiqué que les gestes n’avaient aucune connotation de crime haineux.

Le dossier reviendra à la cour le 28 janvier.

Celui qui était candidat indépendant dans Jean-Talon, Ali Dahan, a assisté à la comparution. Il se montrait heureux de voir la justice suivre son cours.

M. Dahan devra revenir au palais de justice au début janvier pour assister à la comparution d’un homme de 61 ans de Morin-Heights, dans les Laurentides, qui avait écrit des propos menaçants à son endroit.

Cet individu avait commenté la nouvelle des méfaits à la carabine à air comprimé sur le site Web d’un média d’information.

«J’ai beaucoup souffert de ces menaces, confie M. Dahan. J’avais dû arrêter mon porte-à-porte durant la campagne électorale, je regardais sans cesse à gauche et à droite.»