Alain Boissonneault a été reconnu coupable de l'homicide involontaire de Guy Berthiaume, un vendeur de drogue battu à mort en août 2011.

Le temps à purger d'Alain Boissonneault ne sera pas réduit

Il ne suffit pas de se plaindre de surpopulation carcérale pour bénéficier d'un crédit majoré dans le calcul de la peine.
Le juge Alain Morand l'a rappelé mercredi en entérinant la peine de 12 ans suggérée par les parties pour Alain Boissonneault, coupable de l'homicide involontaire de Guy Berthiaume, un vendeur de drogue battu à mort en 2011. 
Boissonneault souhaitait que les quatre ans et quatre mois qu'il a passés derrière les barreaux avant de plaider coupable comptent pour un ratio de 1,5. 
Il aurait ainsi vu le temps qu'il lui reste à purger être réduit à six ans et neuf mois. 
Plaidoyer de culpabilité tardif
La poursuite s'y opposait, réclamant que chaque jour de détention préventive soit calculé pour une journée et que Boissonneault soit incarcéré pour encore huit ans et demi. 
Le juge Morand a souligné que l'immense majorité des délais entre la mise en accusation et la reconnaissance de culpabilité sont attribuables à la défense. 
«Rien ne justifiait un plaidoyer de culpabilité aussi tardif», ajoute-t-il.