Dès mardi, les policiers pourront immédiatement saisir le véhicule et suspendre le permis de conduire d’un automobiliste qu’ils croient intoxiqué.

Le Nouveau-Brunswick serre la vis sur la conduite avec faculté affaiblies

FREDERICTON — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick modifie la Loi sur les véhicules à moteur pour infliger des sanctions plus sévères aux automobilistes qui prennent le volant sous l’effet de la drogue.

Dès mardi, les policiers pourront immédiatement saisir le véhicule et suspendre le permis de conduire d’un automobiliste qu’ils croient intoxiqué.

Selon un communiqué du ministère de la Sécurité publique, les policiers pourront également avoir recours à un appareil de détection salivaire auprès des conducteurs suspects.

La durée des suspensions de permis ira également en grandissant, passant de 7 à 15, puis à 30 jours pour chaque cas de récidive au cours d’une période de cinq ans, en plus d’une augmentation des frais de rétablissement du permis.

Le gouvernement néo-brunswickois affirme que ces modifications visent à complémenter le Code criminel du Canada, qui prévoit déjà de «graves conséquences» pour la conduite avec facultés affaiblies, dont de lourdes amendes, des interdictions de conduire et même des peines d’emprisonnement pour les récidivistes.

Le ministre de la Sécurité publique, Carl Urquhart, a déclaré que la conduite avec facultés affaiblies constitue «l’une des principales causes de décès évitables qui surviennent sur les routes.