La police de Gatineau a encore une fois arrêté Michel Jr Beauchamp, mardi, pour des introductions dans des résidences du secteur Aylmer. L’homme posait également des gestes indécents alors qu’il était complètement nu.

Le «masturbateur par effraction» sévit toujours

Déjà connu pour des « masturbations par effraction » dans les environs de Gatineau en 2015, un jeune homme a été arrêté de nouveau pour s’être introduit dans des maisons privées, la nuit, flambant nu.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a arrêté Michel Junior Beauchamp, 23 ans, mardi.

Les autorités ont répondu à deux plaintes d’introduction par effraction dans le secteur Aylmer. En autant d’occasions, il aurait posé, encore une fois, des gestes indécents dans son plus simple appareil.

Vers 3 h, dans la nuit de lundi à mardi, il se serait introduit illégalement dans une résidence de la rue des Grands-Châteaux.

Une résidente, réveillée en sursaut, a surpris le jeune homme chez elle. Ce dernier a pris la fuite avant l’arrivée des policiers.

Moins d’une heure plus tard, le téléphone du SPVG a sonné à nouveau pour une autre introduction semblable, environ un kilomètre plus loin.

Le SPVG s’est rendu sur la rue de Cherbourg, où le fuyard avait récidivé.

Malgré l’intervention de l’escouade canine du SPVG et l’entreprise d’un ratissage intense, le fuyard nu n’a pas été retrouvé.

« L’analyse des éléments de preuve prélevés sur les lieux par le service d’identité judiciaire, jumelé au témoignage des victimes, a permis de procéder à l’arrestation du suspect le même jour, vers 16 h 45 », indique l’agente Andrée East, du SPVG.

Michel Junior Beauchamp a comparu mercredi au palais de justice de Gatineau, sous des chefs d’introduction par effraction, d’actions indécentes, de manquement à un engagement et de défaut de se conformer à une ordonnance.

M. Beauchamp a déjà fait parler de lui pour les mêmes raisons, en 2015 et 2016.

Le SPVG affirme qu’il a toujours le même modus operandi, en 2018.

Il entre complètement nu dans une résidence, soit par une fenêtre ou une porte-fenêtre ouverte, il entre dans une chambre et observe ceux qui y dorment, et prends la fuite lorsque les victimes se réveillent.

« Le suspect semble cibler des résidences où vivent des femmes seules », précise l’agente East.

Sa première peine en la matière était de 13 mois, en 2015. Libéré, le récidiviste a pris le chemin du pénitencier pour deux autres années, en 2016, pour des crimes semblables. À peine libéré, en 2018, il a recommencé son manège, toujours dans le secteur Aylmer.