Gabriel Nadeau-Dubois mardi matin, au palais de justice de Québec

Le dernier chapitre de la saga judiciaire de Gabriel Nadeau-Dubois

L'ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois ne peut être condamné pour outrage au tribunal, car il n'était pas au courant de l'injonction qui avait été accordée à Jean-François Morasse.
C'est ce qu'a plaidé l'avocat de l'ancien porte-parole de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) devant les neuf juges de la Cour suprême du Canada, vendredi.
Les avocats de l'autre partie ont soutenu l'inverse, arguant qu'il était impossible que M. Nadeau-Dubois n'ait pas été au courant de l'existence de cette injonction interlocutoire provisoire.
À l'issue de l'audience, l'ancien leader étudiant n'a pas voulu se prononcer sur cet aspect, insistant néanmoins que tout ce qui a été dit dans la salle était «la vérité».
La déclaration qui a mené Gabriel Nadeau-Dubois jusqu'au plus haut tribunal au pays a été disséquée au fil des deux heures d'audience.
En entrevue au Réseau de l'information (RDI), le 13 mai 2012, il avait affirmé qu'il trouvait «tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève» des étudiants et que les piquets de grève étaient tout aussi légitimes pour y arriver.
À l'issue de l'audience, l'ancien porte-parole de la CLASSE s'est dit «soulagé» de constater que cette saga judiciaire se conclura bientôt, quatre ans après la fin de la grève étudiante.
Il ne lui reste plus qu'à attendre la décision des juges de la Cour suprême, qui ont pris sa cause en délibéré, vendredi.