Paul Mukendi a été déclaré coupable le 29 juin d’agressions sexuelles répétées et de voies de fait sur une fidèle du Centre évangélique Parole de Vie.

Le Centre évangélique Parole de Vie et Paul Mukendi accusés de fraude fiscale

Revenu Québec a déposé un total de huit chefs d’accusation contre le Centre évangélique Parole de Vie et deux de ses administrateurs, Paul Mukendi et Marie-Ève Lepage.

Ces accusations découlent d’une enquête concernant un présumé cas de fraude fiscale, a indiqué Revenu Québec par communiqué, mardi. 

La société et ses deux administrateurs sont accusés d’avoir fait des déclarations fausses ou trompeuses dans la déclaration de renseignements des organismes de bienfaisance enregistrés pour les années d’imposition 2015 et 2016.

Paul Mukendi est également accusé d’avoir fait des déclarations fausses ou trompeuses dans des déclarations de revenus pour les années d’imposition 2015 et 2016. 

Le pasteur Mukendi et Marie-Ève Lepage, qui est inscrite dans le registre des entreprises comme la trésorière du Centre évangélique Parole de Vie, encourent des amendes minimales totalisant 16 000$ en vertu de la Loi sur l’administration fiscale, précise Revenu Québec dans son communiqué.

Le 17 mai 2018, Revenu Québec avait perquisitionné deux résidences appartenant à Paul Mukendi ainsi que le Centre évangélique Parole de Vie. Des autorisations judiciaires pour procéder à l’inscription d’une hypothèque légale immobilière sur les biens du pasteur avaient été obtenues. 

Le fisc québécois évaluait les impôts impayés par le pasteur Mukendi à près de 213 000$. Entre 2012 et 2016, les revenus non déclarés par le pasteur se seraient élevés à plus de 475 000$.

Lors de la perquisition, les enquêteurs de Revenu Québec avaient saisi une abondante preuve documentaire et informatique qu’ils devaient analyser. C’est cette preuve qui a mené au dépôt d’accusations auxquelles Paul Mukendi et Marie-Ève Lepage devront répondre formellement au palais de justice, mercredi. 

Le pasteur Mukendi a été déclaré coupable le 29 juin d’agressions sexuelles répétées et de voies de fait sur une fidèle. La plaignante disait avoir été agressée durant une période de 13 ans, à partir de l’adolescence.

Mis en détention immédiatement après le verdict, le pasteur a pu recouvrer sa liberté quelques jours plus tard en attendant le prononcé sa peine. Les représentations sur celle-ci, au cours desquelles le doc Pierre Mailloux viendra témoigner à titre d’expert, sont prévues en janvier.