Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec.

Le cardinal Lacroix nie avoir camouflé un scandale de pédophilie

Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix nie catégoriquement avoir camouflé un scandale de pédophilie dans les années 1970 et 1980 à l'Institut séculier Pie X, dont il est devenu secrétaire général en 1982.
Dans un message publié mercredi matin sur sa page Facebook, l'archevêque de Québec réfute les allégations d'André Lachance, un homme qui affirme avoir été agressé sexuellement durant une quinzaine d'années par un oncle et missionnaire laïc de l'Institut. Les abus étaient connus des supérieurs religieux, allègue M. Lachance, en ajoutant que Gérald Cyprien Lacroix, membre de l'Institut séculier puis secrétaire général, lui avait demandé à deux reprises de pardonner à son agresseur, Jean-Paul Lachance.
«Pendant toute ma vie, j'ai toujours condamné le silence devant la dénonciation d'abus sexuels, écrit le cardinal Lacroix. Je n'ai jamais fermé les yeux sur une allégation d'abus portée à mon attention. Jamais.»
Le cardinal ajoute avoir confiance en l'administration de la justice pour faire la lumière sur les faits allégués dans la poursuite, déposée en Cour supérieure cette semaine.
«Comme évêque de l'Église catholique de Québec, je place la recherche de la vérité au premier plan avec le souci de la justice, écrit Gérald Cyprien Lacroix. Notre Église se fait un devoir d'écouter les victimes et d'accompagner toutes les personnes qui souffrent.»
«Tolérance zéro»
L'Institut séculier Pie X, famille apostolique directement visée par la poursuite en dommages de 370 000 $, a réagi aux allégations par voie de communiqué.
«Notre pensée se tourne vers toutes les personnes touchées par cette affaire, écrivent les responsables de l'Institut, dont la place d'affaires est située à Charlesbourg. Nous rappelons que pour l'Institut séculier Pie X, la politique "tolérance zéro" s'applique à toutes les formes d'abus.»
Jean-Paul Lachance, missionnaire laïc qui a oeuvré notamment en Haïti, s'est suicidé en 2014, quelques jours après le dépôt d'accusations d'attentat à la pudeur contre deux garçons, notamment André Lachance, un homme de 48 ans originaire de la Beauce et demeurant à Québec.