Mgr Gérald Cyprien Lacroix

Le cardinal Lacroix menacé, un Lévisien arrêté

Un homme de Saint-Nicolas ulcéré par son jugement de divorce a été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi pour avoir menacé par écrit le cardinal Gérald Cyprien Lacroix.
Jacques Félix avait contesté en vain la Loi sur le patrimoine familial, alléguant que, ressortissant français, elle ne s'appliquait pas à lui. 
D'autant plus, ajoutait-il, que, selon lui, son ex-conjointe était toujours unie à son premier mari d'il y a quarante ans.
Jacques Félix aurait envoyé jeudi un courriel inquiétant à au cardinal Gérald Cyprien Lacroix ainsi qu'au chancelier du diocèse, l'abbé Jean Tailleur. Il annonçait notamment aux deux hommes d'Église qu'ils allaient «brûler en enfer».
Citation au cardinal
Pour tenter de le prouver, M. Félix avait envoyé un subpoena (citation à comparaître)au cardinal Lacroix et au chancelier du diocèse, l'abbé Jean Tailleur. 
Le chancelier est le spécialiste du droit canon au diocèse. Son travail consiste principalement à rédiger, authentifier et conserver les actes administratifs du diocèse. Le cardinal et le chancelier n'ont finalement jamais eu à se présenter en cour. 
C'est parce qu'il se serait senti trahi par le clergé que Félix aurait envoyé jeudi un courriel inquiétant à Gérald Cyprien Lacroix ainsi qu'au chancelier, l'abbé Jean Tailleur.
Jacques Félix annonçait notamment aux deux hommes d'Église qu'ils allaient «brûler en enfer».
Les autorités diocésaines ont jugé les menaces suffisamment sérieuses pour porter plainte immédiatement à la police de Québec.
Les enquêteurs de l'équipe des crimes graves ont arrêté Jacques Félix chez lui, à Saint-Nicolas, quelques heures plus tard. Une arme a été saisie de manière préventive.
Harcèlement
Le Lévisien a comparu vendredi après-midi au palais de justice de Québec pour être accusé de menaces de mort à l'endroit du cardinal et du chancelier et de les avoir harcelés depuis deux ans.
«De mon point de vue, ma lettre n'était pas criminelle, a dit Jacques Félix devant le tribunal. Je souhaitais provoquer une réaction.»
Le procureur de la Couronne Me Pierre-Alexandre Bernard s'est opposé à la remise en liberté de l'accusé, ajoutant que d'autres accusations pourraient être portées.