Jean-Roch Parent a été reconnu coupable mercredi de trois des quatre infractions qui lui étaient reprochées.

L’avocat Jean-Roch Parent coupable d’entrave et d’intimidation

L’avocat radié Jean-Roch Parent est coupable de trois des quatre infractions qui lui étaient reprochées, soit d’avoir entravé le travail de deux policiers de la Sûreté du Québec, avoir entravé la justice en intimidant un agent afin qu’il cesse son intervention et fait de l’intimidation à l’endroit d’une personne associée au système de justice.

Parent a été acquitté de l’accusation de menaces de causer la mort ou des lésions corporelles.

L’avocat de 41 ans a reçu les verdicts en secouant lentement la tête, en signe de dénégation. Son avocat, Me Mathieu Giroux, a annoncé d’emblée qu’il demanderait la confection d’un rapport présentenciel pour son client. Le procureur de la Couronne MJimmy Simard a indiqué qu’il entendait faire une preuve lors des représentations sur la peine qui se tiendront d’ici quelques semaines.

Lors de son interception dans une voies réservée aux autobus sur l’autoroute Dufferin-Montmorency, le 4 mai 2017, Parent, ulcéré, avait fortement réagi lorsqu’un policier de la Sûreté du Québec avait voulu l’amener sur le bord de la route. «Touche-moi pas où je te cogne», avait lancé l’avocat, sous le regard d’un autre automobiliste qui filmait la scène avec son téléphone cellulaire.

La poursuite avait aussi mis en preuve des propos que Parent aurait tenu à l’un de policiers, à savoir que l’agent devrait se surveiller «24 heures sur 24».

Jean-Roch Parent n’a pas témoigné à son procès. Son avocat avait plaidé la légitime défense et dénoncé l’arrestation brutale faite par les policiers.

Après deux jours de délibérations et plusieurs questions au juge Louis Dionne de la Cour supérieure, le jury composé de quatre hommes et sept femmes (une jurée a quitté en cours de procès) a rendu ses verdicts unanimes.

Harcèlement

En 2015, Jean-Roch Parent qui était à ce moment procureur de la couronne avait plaidé coupable à des accusations de bris de conditions et de harcèlement envers son ex-conjointe et le nouvel amoureux de celle-ci. Il avait pu bénéficier d’une absolution conditionnelle à une probation d’une année.

Il avait perdu son emploi au DPCP par la suite et est devenu avocat de défense.

Il fait présentement l’objet d’une radiation provisoire par le conseil de discipline du Barreau du Québec pour divers comportements en salle d’audience.