Alexandre Bissonnette est accusé de six meurtres prémédités et de cinq tentatives de meurtre.

L'avocat de Bissonnette s'adresse pour la première fois aux journalistes

Pour la première fois depuis la tuerie à la Grande Mosquée, l'avocat d'Alexandre Bissonnette s'est adressé aux journalistes lundi, veille du retour en cour de son client.
Souriant, l'air détendu, Me Jean Petit s'est prêté de bonne grâce à un bref point de presse, maigre en réponses. C'est que, se défend le criminaliste, il ne sait rien puisqu'il n'a en main pour l'instant que l'acte détaillant les six accusations de meurtre et cinq tentatives de meurtre qui pèsent sur son client.
En arrivant au palais de justice de Québec mardi matin, Me Petit ira rencontrer à leur bureau les procureurs de la Couronne Me Thomas Jacques et Me Michel Fortin. L'avocat de la défense se fera alors remettre la preuve policière recueillie depuis l'attentat, une preuve qui restera à compléter au fil de l'évolution de l'enquête.
Par la suite, les procureurs de la Couronne et l'avocat de la défense se rendront à la salle d'audience pour que le juge constate la divulgation de preuve et pour fixer une date de retour devant le tribunal. «Ça va durer environ 10 secondes, le temps qu'on amène M. Bissonnette et qu'on note la présence des avocats», prévoit Me Petit.
Le criminaliste a indiqué qu'à l'heure actuelle, il n'a aucune idée si une demande de remise en liberté sous conditions sera présentée à la Cour supérieure. 
Lorsque les journalistes l'ont questionné sur l'état de santé mentale de son client de 27 ans, Me Petit a utilisé la technique utilisée par plusieurs politiciens. «Avez-vous d'autres questions?» répétait-il, l'air affable. 
Même non-réponse sur les conditions de détention et sur l'isolement de son client en prison. 
Une demande d'examen psychiatrique sur la responsabilité criminelle fait partie des possibilités? «Tout est possible en ce bas monde.»