L’homme qui a menacé le maire de Gatineau a été reconnu non criminellement responsable par un juge de la Cour du Québec, mardi.

L’auteur des menaces au maire de Gatineau non responsable criminellement

Un sinistré de la tornade du 21 septembre, dans le quartier Mont-Bleu, est reconnu non criminellement responsable d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Le juge Jean Faullem, de la Cour du Québec, a entériné les conclusions du rapport psychiatrique de l’accusé, Kasper Ciepala.

Selon ce rapport, l’individu ne doit pas être tenu criminellement responsable de ces gestes regrettables pour des raisons de troubles mentaux au moment de la commission de l’infraction.

L’avocate de la défense, Me Sophie Cadieux, a déposé le rapport en preuve, mardi, au palais de justice de Gatineau. « La défense admet que la preuve (de la Couronne) aurait été faite ‘hors de tout doute’ s’il y avait eu un procès », a-t-elle mentionné, au moment de régler le dossier, mardi.

Selon la preuve de la Couronne, le Gatinois a envoyé des messages textes inquiétants à une connaissance, qui est aussi un membre du parti politique du maire.

« Ton maire va se faire exploser », a écrit le sinistré en crise. D’autres textos, tantôt ironiques, tantôt menaçants, ont été partagés.

Le Gatinois devra s’abstenir de communiquer — même indirectement ou par personne interposée — avec le maire, ainsi qu’avec un autre membre de son cabinet.

Santé mentale

Il semble, selon nos informations, que le sinistré se portait mal, bien avant que la tornade frappe la région. Lorsque celle-ci a détruit le quartier, la crise du trentenaire s’est amplifiée.

Le sinistré n’avait même plus accès à ses médicaments, probablement disparus dans les décombres, dans les jours suivant la tornade.

L’état mental du résident l’aurait ainsi conduit à avoir des pensées répétitives troublantes, alors que, comme bien d’autres sinistrés, ses besoins matériels et humains étaient importants.

Article 16

M. Ciepala a reconnu les faits, mardi, devant le tribunal. Calme et posé, il est apparu conséquent envers ses agissements.

Il devra se plier aux exigences du Tribunal administratif du Québec (TAQ), et suivre au doigt et à l’œil les recommandations du corps médical.

L’article 16 du Code criminel prévoit une telle mesure pour une personne qui n’était pas en mesure d’apprécier la nature et la qualité de ses actes à cause de son état mental.

Il se retrouve « ni coupable, ni acquitté » de l’accusation de menaces de morts envers le maire de Gatineau.

Le tribunal lui a aussi interdit de posséder des armes, et de se trouver dans la Maison du citoyen, qui abrite l’hôtel de ville de Gatineau, sur la rue Laurier.

Le maire n’a pas voulu commenter l’affaire, mardi.