Lors de l'effondrement de l'aréna, trois personnes s'apprêtaient à entrer. Ils s'en sont seulement tirés pour une bonne frousse.

L'aréna s'effondre à Témiscouata-sur-le-Lac

Personne à Témiscouata-sur-le-Lac n'en revenait encore, lundi midi, de la chance que le terrible effondrement de l'aréna Phil-Latulippe, situé dans le quartier Cabano, n'ait fait de victime ni de blessés.
Trois adolescents étaient du côté des chambres, tout comme un employé municipal. Ils s'en sont seulement tirés pour une bonne frousse. «Les jeunes s'apprêtaient à entrer pour une activité de ballon-balai», indique le maire suppléant, Benoit Racine. La mère de l'un des garçons, Mélanie Lavoie, a confirmé au Soleil que son fils se trouvait à l'intérieur, mais qu'il a réussi à sortir à temps. Elle s'est rendue à l'hôpital avec lui par mesure préventive. «Je ne donne pas de commentaires», a-t-elle dit pour mettre fin à l'entretien.
«On était assis sur le bord de la porte, a raconté l'un de ces jeunes dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. La porte s'est ouverte d'un coup et on est sortis. Personne n'était sur la glace.»
«Les trois personnes ont été prises en charge par les services d'urgence et ont été évaluées, assure la responsable des communications du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Mélanie Mercure, lors d'un point de presse. Ils sont retournés chez eux et ils sont en sécurité.»
Des intervenants psychosociaux ont offert leurs services à l'École secondaire de Cabano, située tout juste à côté de l'aréna. «Il y avait au moins une personne qui était en situation de stress et qui a pu ventiler avec les intervenants», rapporte Mme Mercure.
Des enfants de l'école primaire devaient se rendre à l'aréna dans les minutes suivantes. «Les jeunes, qui étaient sur le point de se rendre et qui ont évité la catastrophe à quelques minutes près, vont avoir des besoins, prédit la porte-parole du CISSS. Des intervenants psychosociaux vont aller à l'école et prendre en charge les familles.»
Il était environ midi trente lorsque Line Lavoie prenait une marche dans ce secteur. «J'ai entendu un boum, raconte-t-elle. Je me suis retournée vers l'aréna et j'ai vu de la laine minérale voler dans les airs jusqu'à la route et à la hauteur des poteaux électriques. Je suis convaincue qu'il y a eu explosion pour que ce soit propulsé aussi loin. Puis, ça sentait le propane.»
Le directeur de la sécurité incendie de la Ville croit que le sentiment d'explosion est probablement dû au fracas causé par l'affaissement de la structure. «Ça fait un déplacement d'air qui peut occasionner une déformation des murs, affirme Gérald Dubé pour expliquer les débris qui ont été soufflés à plusieurs mètres du bâtiment. Il y avait du propane, mais il n'a pas explosé.»
Incendie
Après l'écroulement, un incendie s'est déclaré à l'arrière du bâtiment. Les pompiers ont tôt fait de l'éteindre afin qu'il ne se propage pas à la partie du bâtiment qui est restée debout. «Lors de l'effondrement de la structure, les câbles électriques extensionnent et ils sortent des boîtes électriques, explique le directeur du service de sécurité incendie. C'est ça qui occasionne des flammèches.»
La directrice générale de la Ville souligne qu'une enquête est en cours afin de déterminer les causes du sinistre. Pour l'instant, tout ce qu'elle retient, c'est que ses citoyens l'ont échappé belle. «On a été extrêmement chanceux, répétait Chantal-Karen Caron. On va aller se chercher un 6/49!»