Le service de police de la Ville de Québec invite donc les commerçants à se méfier des transactions par carte de crédit alors qu’ils ne sont pas en présence physique de la carte puisque dans une telle situation, ils doivent absorber les pertes en cas de fraude.

La police met les commerçants en garde contre des fraudeurs de haut vol

L’arrestation la semaine dernière d’un individu de Laval qui avait acquis frauduleusement pour 34 000 $ de matériel d’hydroculture à Québec ne serait que le dernier exemple d’un type de fraude de haut vol contre lequel la police de Québec a tenu à mettre les commerçants en garde lundi.

«Ça fait quelque temps que ce genre de fraude roule et l’exemple le plus récent est celui de l’individu de Laval qui l’a utilisé pour se procurer du matériel d’hydroculture», explique le porte-parole de la police de Québec, David Poitras. Celui-ci précise que ce ne serait pas nécessairement la même personne ou le même groupe qui aurait commis des fraudes semblables dans d’autres commerces de la région au cours des derniers mois.

Les malfaiteurs viseraient du matériel de grande valeur, notamment des spas, des vélos, des œuvres d’art, du matériel de serre hydroponique, des métaux précieux, des souliers et des bottes de grandes marques, qu’ils achètent en ligne ou par téléphone en utilisant des cartes de crédit frauduleuses pour payer. Ils recrutent ensuite un livreur sur les sites de petites annonces afin de se faire rapidement livrer les objets, souvent dans la région montréalaise. 

Une fois le livreur arrivé à Mont­réal, ils lui téléphonent pour changer le lieu de la livraison, lui donnant rendez-vous dans un stationnement public pour éviter d’être retracés. C’est là qu’ils effectuent le transfert de la marchandise vers un autre véhicule avant de quitter les lieux. Généralement, les commerçants ne réalisent que quelques jours plus tard qu’ils ont été floués, une fois que la marchandise est entre les mains des malfaiteurs.

Le service de police de la Ville de Québec invite donc les commerçants à se méfier des transactions par carte de crédit alors qu’ils ne sont pas en présence physique de la carte puisque dans une telle situation, ils doivent absorber les pertes en cas de fraude. 

«Quand un commerçant fait une transaction avec un terminal de point de vente, le terminal détecte si c’est une carte frauduleuse, mais ce n’est pas le cas quand la transaction est faite en ligne ou au téléphone», souligne David Poitras, agent aux communications de la police de Québec.

Les commerçants sont aussi invités à consulter leur fournisseur de terminaux de point de vente pour connaître leurs protections en pareilles circonstances et à se prémunir d’un forfait approprié pour effectuer des transactions sans avoir la carte en main dans le but d’éviter d’importantes pertes financières en cas de fraude.

Quant à l’homme de 31 ans de Laval, il a été remis en liberté et comparaîtra par voie de sommation. Il avait été arrêté le 15 mars alors qu’il tentait de se faire livrer un autre achat fait par Internet et évalué à près de 20 000 $ dans un entrepôt de Laval. Du matériel d’hydroculture appartenant au commerçant de Québec ainsi que trois livres de cannabis ont été saisies. La police a aussi confisqué le véhicule du suspect, évalué à 40 000 $, à titre de bien infractionnel.