Un policier saisit des produits de la clinique de marijuana médicale la Croix verte, sur la rue Saint-Vallier ouest, où la police de Québec a mené une perquisition mercredi matin.

La police frappe la Croix Verte à Québec... mais pas à Montréal

La police de Québec a effectué une perquisition mercredi matin à la clinique de marijuana médicale la Croix Verte. Pendant ce temps, la succursale montréalaise, ouverte depuis septembre 2014, poursuivait ses opérations sans être inquiétée par les forces de l'ordre.
C'est vers 11h que les policiers ont frappé la clinique de la rue Saint-Vallier Ouest. Deux employés, un homme et une femme, ont été arrêtés et libérés sous promesse de comparaître et les policiers ont aussi saisi plusieurs articles, dont du cannabis et des produits dérivés.
«L'enquête a été ouverte par l'unité des stupéfiants du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dès l'ouverture du commerce, le 25 septembre», a confirmé au Soleil le porte-parole du SPVQ, Étienne Doyon. 
Propriétaires des deux cliniques la Croix Verte, Shantall Arroyo et Mike Sandev, qui n'ont pas été arrêtés par la police mercredi, ont préféré ne pas commenter l'opération policière. Des clients du dispensaire de Montréal ont cependant confirmé que celui-ci était demeuré ouvert comme d'habitude toute la journée même si celui de la capitale était la cible d'une perquisition.
C'était la première fois que l'une des deux succursales de la Croix Verte était visée par la police, mais le SPVQ était débarqué en août au dispensaire Weeds Herbes et Curiosités de l'homme d'affaires de Colombie-Britannique Don Briere.
La Croix Verte avait toutefois adopté une approche différente de celle de celui qui est appelé le «Roi du cannabis» en embauchant des infirmières professionnelles, en exigeant des clients une prescription ou un dossier médical complet et en gardant les produits sous clé.
Pas de permis
Étienne Doyon a expliqué que le SPVQ avait vérifié auprès de Santé Canada afin de déterminer si la Croix Verte était homologuée comme producteur autorisé. «Nous les faisons entre autres afin de nous assurer du respect des normes de qualité pour le cannabis médical. La Croix Verte n'était pas homologuée», poursuit-il, estimant que toute vente de cannabis ou de produits dérivés contenant du THC ayant été faite dans les derniers mois était ainsi illégale.
Une seule entreprise du Québec détient le permis de production et de vente de cannabis, soit Hydropothicaire de Gatineau, une PME fondée par l'administrateur Sébastien Saint-Louis, l'horticulteur Louis Gagnon et le créateur du site de nouvelles fédérales iPolitics, Adam Miron. Les 37 autres producteurs ou vendeurs accrédités sont situés en Ontario (23), en Colombie-Britannique (8), en Saskatchewan (2), en Alberta, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard.
L'une de ces compagnies détenant l'autorisation de Santé Canada, la Torontoise Mettrum, a cependant fait la manchette à la fin du mois de décembre quand le Globe and Mail a révélé que le fongicide Myclobutanil, interdit au Canada et reconnu pour émettre du cyanure d'hydrogène lorsqu'il est chauffé, avait été trouvé dans ses produits. Ni l'entreprise, ni Santé Canada n'en avaient pourtant informé le public. Avec Guillaume Piedboeuf