Évelyne Paradis

La drogue et l'alcool pour expliquer le décès d'une Lévisienne de 22 ans

Plus d'un an après qu'Évelyne Paradis, 22 ans, eut été retrouvée morte par son frère après une soirée bien arrosée, voilà que le rapport du coroner est dévoilé : la jeune femme est décédée d'un arrêt respiratoire causé par une intoxication mixte à l'alcool, au cannabis et par une surdose de GHB.
En janvier 2016, Le Soleil rapportait que la police de Lévis enquêtait sur la mort inexpliquée d'Évelyne Paradis, retrouvée sans vie chez une amie. «Son frère était inquiet parce qu'elle devait partir pour la Thaïlande et qu'il n'avait aucune nouvelle d'elle», indiquait à l'époque l'agent Christian Cantin. «Il s'est rendu chez l'amie en question, qui réside dans la côte du Passage, après avoir su qu'elle y était. Il l'a retrouvée sans vie un peu avant 11h, étendue sur un futon.»
Le rapport du coroner conclut finalement à un décès accidentel. «De l'avis du toxicologue, les analyses toxicologiques sont compatibles avec une consommation récente de cocaïne, d'éthanol (alcool), de GHB et d'une consommation de cannabis dont le délai est inconnu. Toujours selon l'expert, l'association d'éthanol, de GHB et de cannabis occasionne un risque cumulatif de dépression du système nerveux central et du centre respiratoire.»
Évelyne Paradis prenait part à une fête d'employés le soir du 22 janvier 2016. «Au départ de la fête d'employés, après minuit, des témoins ont affirmé que Mme Paradis était en état d'ébriété avancé. Dès leur arrivée à l'appartement de l'amie, Mme Paradis et trois autres personnes ont consommé de l'alcool et des psychotropes, dont notamment de la cocaïne et du GHB», mentionne le rapport du coroner. «Selon les témoins, Mme Paradis a pris une bouteille qu'elle savait contenir du GHB et en a bu une grosse gorgée au goulot», ajoute-t-on.  À noter que la concentration de GHB retrouvé dans son sang se chiffrait à 750 µg/ml, excédant de trois fois le seuil létal.