Pierre Mailloux a été débouté lundi en Cour d'appel.

La Cour suprême refuse d'entendre le Doc Mailloux

La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la cause du psychiatre et animateur radiophonique Pierre Mailloux, qui contestait les limites imposées à son exercice de la médecine.
Celui que l'on surnomme le Doc Mailloux a retrouvé, en octobre 2015, un droit de pratique temporaire et limitatif en lien avec la prescription de neuroleptiques qui dépassent les doses maximales recommandées par les fabricants telles qu'approuvées par Santé Canada.
Il avait été radié de la profession pendant plusieurs années consécutives par le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec, qui lui reprochait d'avoir utilisé régulièrement comme forme de traitement l'administration de ces mégadoses d'antipsychotiques.
Selon les experts, ces mégadoses ne doivent être utilisées que dans des cas exceptionnels, car elles peuvent entraîner une augmentation des effets secondaires, des troubles de comportement accrus et porter atteinte au fonctionnement social.
Le Doc Mailloux cherchait à faire annuler cette limitation, en vigueur jusqu'au 17 avril 2018, qui l'empêche de prescrire des mégadoses sauf s'il a reçu au préalable un avis d'un autre psychiatre confirmant que la prescription serait justifiée.
Il demandait à la Cour suprême de déterminer «si les tribunaux sont le forum approprié pour générer et élaborer des normes médicales et gérer l'avancée scientifique par les arguments au soutien d'une décision ou d'une sanction imposée à un professionnel», selon le registraire de la Cour suprême.
Comme d'habitude, le plus haut tribunal au pays n'a pas expliqué, jeudi, les raisons derrière son refus d'entendre la cause.
Le docteur Mailloux, qui a été radié à de nombreuses reprises au cours des dernières années, est sous le coup d'une autre limitation, celle d'exercer la psychiatrie auprès des enfants. Cette interdiction est permanente.