De nouveaux rapports déposés par les avocats de Jacques Delisle n'ont pas convaincu la Cour supérieure qu'il avait été condamné à tort pour le meurtre de sa femme, Nicole Rainville. 

La Cour prépare l'audience de remise en liberté du juge Delisle

La Cour supérieure du Québec a prévu une conférence de gestion vendredi après-midi pour planifier l'audition de la requête en remise en liberté sous caution présentée par l'ex-juge Jacques Delisle.
L'ancien magistrat, trouvé coupable du meurtre de son épouse Nicole Rainville, effectue présentement une démarche de révision judiciaire auprès du ministre de la Justice du Canada. Le dossier a franchi la première étape de l'évaluation préliminaire.
Jacques Delisle, âgé de 81 ans, demande au tribunal de pouvoir attendre le résultat de cette révision, qui viendra environ dans un an, dans son condo de Sillery plutôt qu'à la prison de Sainte-Anne-des-Plaines où il se trouve depuis quatre ans.
Avec en main de nouvelles expertises balistiques, la défense estime avoir une preuve nouvelle à présenter et être en mesure de soulever des doutes sur la condamnation de l'octogénaire. Sa détention n'est pas nécessaire dans l'intérêt public, allègue la défense.
Un de ses avocats, Me Jacques Larochelle, a confirmé ce matin qu'il était convoqué à la cour vendredi après-midi, au palais de justice de Québec, pour planifier l'audition éventuelle de sa requête.
C'est le juge coordonnateur de la chambre criminelle à la Cour supérieure, Raymond W. Pronovost, qui présidera cette conférence de gestion.
Deux des procureurs de la Couronne qui ont mené le premier procès, Me Sarah-Julie Chicoine et Me Michel Fortin représenteront le ministère public.