À la suite de l'interrogatoire, Karine Major a été mise en état d'arrestation par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada en Saskatchewan, qui assistaient les enquêteurs de la Sûreté du Québec.

Karine Major arrêtée pour de fausses déclarations à la police

Autre rebondissement dans la saga de Karine Major. La Rimouskoise a été arrêtée, jeudi matin, pour méfaits publics en Saskatchewan.
Portée disparue le 9 mai, la jeune femme de 26 ans a fait l'objet d'intenses recherches pendant une semaine. Tôt mercredi, elle a été reconnue par un citoyen d'un petit village de l'Ouest canadien.
À la suite de l'interrogatoire, des enquêteurs du service des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) se sont rendus en Saskatchewan, où elle a fourni de faux renseignements. Ce qui a amené les policiers à faire enquête à partir de faits fictifs. «Madame a tenté d'expliquer les raisons de son départ en amenant les policiers sur de fausses pistes et à entreprendre une fausse enquête», confirme l'agent d'information de la SQ, Claude Doiron. «De là la dénonciation qui sera faite pour méfaits publics.»
L'enquête de la SQ confirme son hypothèse de départ: la jeune femme a quitté son domicile et ses proches d'elle-même. «Mme Major n'a jamais été victime d'un enlèvement ou d'un acte criminel», spécifie le sergent Doiron. Celui-ci tient cependant à préciser que le fait de quitter son domicile sans explication n'est pas un acte criminel.
À la suite de l'interrogatoire, la jeune chimiste a été mise en état d'arrestation par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada en Saskatchewan, qui assistaient les enquêteurs de la SQ. L'enquête se poursuit et le dossier sera soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales. Par la suite, celui-ci déterminera s'il y a matière à porter des accusations contre Karine Major. Le cas échéant, les accusations seraient déposées devant la justice québécoise. «Suivant l'arrestation sur place, Mme Major a été remise en liberté et confiée aux membres de sa famille qui s'étaient rendus là-bas pour la rejoindre», précise le porte-parole de la SQ.
«Elle va bien»
Jointe par téléphone en Saskatchewan, Annie Major a refusé de commenter l'arrestation de sa soeur Karine. «Tout ce que je tiens à vous dire, c'est qu'elle va bien, a-t-elle souligné. Elle est avec nous et on prend bien soin d'elle. On s'en occupe. On est toujours en Saskatchewan et on va revenir bientôt au Québec avec elle.»
Sur sa page Facebook, Annie Major indique, dans un dernier message public entourant cette disparition, qu'elle mettra autant d'énergie à protéger la vie privée de sa soeur qu'elle en a mis à la chercher. «Tout le Québec a cherché Karine et je vous en serai toute ma vie reconnaissante, écrit-elle. Le plus important, c'est qu'elle soit avec nous. Le reste nous importe peu. Nous aurons besoin de temps pour retrouver une vie normale et nous commencerons par dormir un peu. Un énorme merci à vous tous pour votre implication et vos mots réconfortants.»
Le conjoint de Karine Major, qui s'est également rendu en Saskatchewan, a indiqué «ne pas savoir de quoi il en retourne». «J'ai confiance», a répondu Alexandre Livernoche par message texte au Soleil. «Je suis avec ma copine et c'est tout ce qui compte.»
Jeudi avant-midi, la page Facebook «Trouvons Karine Major» a été supprimée.