C'est à cet endroit que Michaël Fiset et Pierre Thibault ont péri, tous près de quatre résidences.

«Je ne pouvais pas croire qu'il partait travailler par ce temps...»

Maryse Fripia se souvient très bien de la dernière fois où elle a vu son voisin Michaël Fiset. C'était vers 16h mardi soir alors qu'il partait travailler chez Transports Gilmyr en pleine tempête.
Maryse Fripia et Réjean Lavoie, voisins de Michäel Fiset, étaient ébranlés par les événements.
«Je le voyais reculer dans sa cour avec sa camionnette et je savais très bien qu'il faisait le quart de travail de 4h à minuit. Par contre, je ne pouvais pas croire qu'il partait vraiment travailler par ce temps», a expliqué au Soleil celle qui habite avec son conjoint Réjean Lavoie tout juste à côté de la résidence de Michaël Fiset.
M. Lavoie indique que c'est un déneigeur qui lui a appris le décès de son voisin mercredi matin. «Il m'a dit qu'il avait une mauvaise nouvelle, qu'une des personnes décédées était l'un des fils de Claude Fiset, mais qu'il ne savait pas lequel. On se doutait bien que ça pouvait être Michaël car sa camionnette n'était pas dans la cour.»
Le couple en a eu la confirmation quelques heures plus tard quand les policiers se sont rendus à la résidence où Michaël habitait avec sa conjointe et les enfants de celle-ci.
«Je le connais depuis cinq ans. C'était un chic type, un bon voisin, une jeune plein de vie et plein de projets. Il nous saluait toujours quand il passait. C'est triste de perdre quelqu'un si jeune...», de reprendre M. Lavoie.
Un autre voisin, Éric Lefebvre, abondait dans le même sens. «C'était un bon gars avec qui j'avais toujours du plaisir. L'été, il laissait toujours mon fils aller jouer chez lui. J'ai eu vraiment un choc quand j'ai appris sa mort», déclare-t-il avec beaucoup d'émotion dans la voix.
«Il avait fait construire sa maison il y a quelques années et l'été passé, il s'était fait bâtir un garage, un patio, une piscine... C'est "plate", ça va être vide ici s'il n'est plus là...», conclut M. Lefebvre.