L’Université Laval

Intoxications au GHB: l’UL encourage les étudiantes à porter plainte

L’Université Laval encourage les étudiantes qui ont été intoxiquées au GHB à porter plainte à la police de Québec.

Lundi matin, Le Journal de Québec a rapporté le témoignage de trois étudiantes qui affirment avoir été intoxiquées au GHB dans les dernières semaines lors d’événements sociaux, dont un sur le campus. Les trois nouveaux cas rapportés par le quotidien s’ajoutent aux sept qui ont été signalés à l’Université depuis le début du mois. 

«Nous sommes très préoccupés et choqués par les informations rapportées ce [lundi] matin par le Journal. Nous souhaitons aider les jeunes femmes et faire la lumière sur les situations. Pour cela, elles doivent communiquer avec nous ou porter plainte à la police», indique Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l’Université Laval. 

Une enquête interne amorcée à la suite des signalements reçus en novembre se poursuit à l’Université Laval. Les étudiantes et les étudiants qui détiendraient de l’information sont invités à venir rencontrer les enquêteurs du Service de sécurité et de prévention, indique Mme Stewart.

«En tant qu’établissement, nous nous ferons un devoir de signaler à la police tout élément qui laisse présumer que des actes criminels ont pu être commis», dit la porte-parole.

Pour l’instant, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) n’a reçu aucune plainte par rapport aux cas d’intoxication au GHB signalés à l’Université Laval. Le SPVQ a échangé des informations avec l’université. Mais aucune enquête n’est ouverte en ce moment, indique David Poitras, porte-parole du SPVQ. 

«On invite les gens qui auraient été soit témoins ou victimes de ce type d’infraction-là à porter plainte», dit M. Poitras. 

Les étudiantes qui se sont confiées au Journal de Québec estiment avoir consommé du GHB à leur insu dans des verres d’alcool. L’une d’elles a raconté qu’elle a fait un black-out après avoir bu son verre. Elle a aussi relaté que la présence de GHB, surnommé la «drogue du viol», a été décelée par ses médecins à l’urgence à un niveau qui correspond au début d’une surdose.