La résidence dont il est question est voisine de l'édifice de l'Industrielle Alliance (photo), sur la Grande Allée Ouest.

Injonction réclamée contre un lien cyclo-piéton en haute ville

La propriétaire d’une chic résidence de Grande Allée Ouest réclame l’aide de la cour pour stopper le projet de lien cyclo-piéton de la Ville de Québec aux limites de sa propriété. Un tel sentier, juste sous ses fenêtres, ferait perdre à la demeure son caractère distinctif et prestigieux, allègue la résidente.

France Couture est propriétaire du 1050 Grande Allée Ouest depuis 2003. La magnifique demeure unifamiliale, évaluée à un peu plus de 3 millions $, est voisine de l’édifice de l’Industrielle Alliance.

En juin 2017, le conseil municipal de Québec adoptait son programme particulier d’urbanisme (PPU) pour le pôle urbain Belvédère. Parmi les objectifs, «améliorer la perméabilité du territoire et favoriser la traversée des grands îlots» en établissant de nouveaux liens piétonniers et cyclistes entre le boulevard René-Lévesque et la Grande Allée Ouest.

Les cartes de la Ville prévoient notamment un lien cyclo-piéton entre le bâtiment de L’Industrielle Alliance et la résidence de France Couture.

La propriétaire du 1050 Grande Allée Ouest a tenté à deux reprises, lors des consultations publiques, de convaincre les élus municipaux que ce sentier brimerait son droit au respect de la vie privée.

D’autant plus, ajoute-t-elle dans sa requête, que ce côté de sa résidence est entièrement fenestrée et que la haie de cèdres qui sépare les propriétés n’est pas opaque. «Une circulation à une telle proximité d’une résidence de grand prestige de la Ville de Québec entraîne certainement avec elle son lot de curieux», peut-on lire dans la requête.

France Couture craint qu’un tel lien cyclo-piéton fasse perdre à la résidence énormément d’attrait pour d’éventuels acheteurs. 

Une firme d’évaluation a estimé à 460 000 $ la perte de valeur pour la propriété si le lien est réalisé. C’est donc ce montant, plus 75 000 $ en dommages punitifs et inconvénients, que la propriétaire entend réclamer à la Ville de Québec.

La résidente espère ne pas avoir à aller jusque-là et demande une injonction de la Cour supérieure pour empêcher la Ville de Québec d’aménager le lien cyclo-piéton.