L'incendie criminel, que l'accusé est soupçonné d'avoir allumé, a fait deux morts sur le rue de Vitré, le 11 juin.

Incendie mortel à Limoilou: un homme accusé d'homicide involontaire

Un homme de 37 ans, Michel Lapierre, a été accusé d'homicide involontaire mardi pour avoir, selon la police, allumé l'incendie qui a fait deux morts sur la rue De Vitré le 11 juin.
Lapierre, grand gaillard qui vit à Charlesbourg, est accusé d'avoir causé la mort de Gérald Langlois et de Guylaine Morin en provoquant un incendie criminel, commettant ainsi un homicide involontaire.
L'accusation implique que Lapierre aurait causé l'incendie en étant conscient que des résidents pouvaient se trouver dans l'immeuble du quartier Maizerets à Québec, mais sans se soucier des risques pour ces personnes.
Le crime d'homicide involontaire est passible de l'emprisonnement à perpétuité, tout comme l'incendie criminel causant la mort. «Ce sont parmi les infractions les plus graves au Code criminel», souligne la procureure de la Couronne, Me Joanne Tourville.
La Couronne s'est opposée à la remise en liberté de Lapierre. Le dossier reviendra à la cour le 26 juin pour compléter la divulgation de la preuve. Le tribunal a interdit à l'accusé de communiquer avec un homme et une femme qui seraient des témoins de l'incendie mortel.
Des antécédents
Michel Lapierre a visité le palais de justice à de multiples reprises depuis dix ans, mais pour des crimes sans commune mesure avec le plus récent à lui être reproché. Il a notamment écopé d'une peine avec sursis de deux ans en septembre 2015 pour avoir brisé des ordonnances de la cour et pour possession de cocaïne. 
Lapierre a déjà été condamné pour des menaces. Il n'a jamais fait plus que 30 jours de prison.
Soulagement
Le fils de Gérald Langlois, Michael Baribeau-Langlois se disait soulagé. «Ça fait du bien de voir que quelqu'un a été arrêté et va prendre les responsabilités», commentait le jeune homme.
D'après les informations que la famille possède, Gérald Langlois et Guylaine Morin n'étaient pas visés par l'incendiaire. «On n'a aucune idée de qui est cet homme-là.»
Michael Baribeau-Langlois se promet de suivre chaque étape judiciaire. «Je veux voir l'accusé et j'aimerais qu'il ait le guts de me regarder avant de partir pour sa belle vie en prison», lance-t-il.