Éric Gros-Louis

Huit mois dans la collectivité pour l'ex-chef de police de Wendake

L'ex-chef de police de Wendake, Éric Gros-Louis, évite de se retrouver derrière les barreaux pour les trois accusations de fraude dont il a été trouvé coupable en février. Le juge Pierre Rousseau lui a imposé une peine de huit mois à purger dans la collectivité assortie d'une ordonnance de probation de 24 mois.
En 2012, Gros-Louis, qui gagnait alors un salaire 85 000 $ par an exempt d'impôt, s'était approprié frauduleusement la totalité du budget annuel de 7 000 $ consacré au paiement des sources par le service de police de Wendake.
«Il a profité de son statut pour frauder la main qui le nourrit. Sa responsabilité est très importante. Il a agi par cupidité en tentant de faire de l'argent avec tout», a résumé le juge pour expliquer que Gros-Louis ne pouvait éviter une peine d'emprisonnement.
Le juge a ajouté que les facteurs aggravants étant trop nombreux, notamment le fait qu'il ait miné la confiance du public envers le service de police et qu'il ait tenté de convaincre un collègue de témoigner en sa faveur, il ne pouvait lui accorder d'absolution, ce que ne demandait d'ailleurs pas la défense.
«Une peine de prison s'impose, mais comme M. Gros-Louis ne représente pas un danger pour la société, elle pourra être purgée dans la société», a expliqué le juge, indiquant que l'ex-chef de police devrait ainsi se trouver chez lui, sauf pour fins de travail ou d'études.
Depuis son congédiement en 2013 et sa mise en accusation, Éric Gros-Louis avait mentionné que sa famille était victime de harcèlement et qu'il ne pourrait plus pratiquer le métier de policier. Il a depuis oeuvré comme apprenti-couvreur, mais a subi un accident de travail en octobre 2013. Il a depuis repris des études pour devenir conseiller en développement institutionnel à l'École nationale d'administration publique.
Il a aussi été mentionné que les cartes et marges de crédit de l'ex-chef de police étaient au maximum, qu'il avait dû vendre un chalet pour près de 100 000 $ ainsi que trois motoneiges et deux véhicules tout-terrain depuis le début des procédures judiciaires contre lui.