La voix brisée par l'émotion, la mère de Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux, a rendu hommage à ses filles, lundi en fin d’après-midi, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, à Lévis.
La voix brisée par l'émotion, la mère de Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux, a rendu hommage à ses filles, lundi en fin d’après-midi, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, à Lévis.

Hommage à Norah et Romy: «Vous êtes toute ma vie», dit leur mère [VIDÉO]

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
«Vous êtes toute ma vie. Ma raison d’exister. Soyez mes étoiles dans la nuit qui guideront mes pas à travers cette douleur incommensurable».

La voix brisée par l'émotion, la mère de Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux, a rendu hommage à ses filles, lundi en fin d’après-midi, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, à Lévis.

Pour la première fois depuis la découverte des corps sans vie des deux fillettes, samedi, dans un secteur boisé de Saint-Apollinaire, Mme Lemieux s’est exprimée publiquement.

Elle était entourée d’une quarantaine de proches venus la soutenir dans le deuil sous une pergola du Parc des Chutes-de-la Chaudière devenue un mémorial en mémoire des deux fillettes.

Amélie Lemieux n’a pas mentionné le nom de Martin Carpentier, le père des deux enfants, qui est soupçonné d’avoir enlevé ses enfants environ une heure avant une nébuleuse embardée sur l’autoroute 20, à Saint-Apollinaire, mercredi dernier.

Tous les mots de Mme Lemieux étaient tournés vers ses filles. «Mes deux belles princesses d’amour, je vous ai tant voulues et attendues. Dès le premier souffle, je vous ai aimées inconditionnellement», a-t-elle dit dans une courageuse allocution devant les micros et les caméras.

La voix brisée par l'émotion, la mère de Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux, a rendu hommage à ses filles, lundi en fin d’après-midi, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, à Lévis.

« Mes deux belles princesses d’amour, je vous ai tant voulues et attendues. Dès le premier souffle, je vous ai aimées inconditionnellement »
Amélie Lemieux, mère de Norah et Romy Carpentier

En arrivant à la pergola, la mère a éclaté en sanglots. «Mes bébés!» a-t-elle laissé tomber, alors qu’elle se recueillait devant toutes les peluches et les messages de sympathie laissés à cet endroit.

À un moment, Amélie Lemieux a saisi un cadre avec la photo de ses filles et l'a serré dans ses bras. Elle a posé le même geste avec un foulard scout. Son aînée, Norah, faisait partie du 128e Groupe scout de Charny.

Mme Lemieux a aussi tenu à remercier toutes les unités d’urgence qui ont participé aux recherches à Saint-Apollinaire et les citoyens qui l'ont soutenue.

À un moment, Amélie Lemieux a saisi un cadre avec la photo de ses filles et l'a serré dans ses bras.

Jeudi, Mme Lemieux avait envoyé un message sur Facebook dans lequel elle écrivait : «Il faut retrouver mes filles et leur papa Romy 6 ans, Norah 11 ans , Martin 43 ans». Samedi, le scénario redouté s'est confirmé. Les corps de Norah et Romy Carpentier ont été trouvées sans vie dans un secteur boisé de Saint-Apollinaire.

Lundi, la chasse à l'homme se poursuivait toujours pour retrouver Martin Carpentier à Saint-Apollinaire, où se concentrent les recherches de la Sûreté du Québec.

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Plus d'une dizaine d'intervenants dans deux camps de jour de Lévis

Plus d'une dizaine d'intervenants psychosociaux sont intervenus lundi matin dans des camps de jour de Lévis où des enfants pourraient être affectés par la mort des soeurs Carpentier, retrouvées sans vie samedi dans les bois de Saint-Apollinaire. 

Au moins onze intervenants du programme jeunesse du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches sont intervenus dans deux camps de jour lévisiens qui comptent environ 200 enfants. Ces deux camps ont été ciblés parce que des enfants pouvaient avoir des liens avec Norah et Romy Carpentier. 

La mère de Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux, était entourée d’une quarantaine de proches venus la soutenir dans le deuil sous une pergola du Parc des Chutes-de-la Chaudière devenue un mémorial en mémoire des deux fillettes.

Des rencontres individuelles ont été faites. Les intervenants ont aussi soutenu les animateurs des camps de jour. «Nous avons pris le soin de bien préparer ces derniers aux situations potentielles qu’ils pourraient rencontrer aujourd’hui dans leurs groupes et de les pister sur les réactions possibles des enfants selon le groupe d’âge», indique Sophie Bélanger, coordonnatrice clinico-administrative à la direction jeunesse. 

Les intervenants psychosociaux sont aussi présents dans la cellule de crise du côté de St-Apollinaire, «où la communauté est aussi étroitement touchée par les évènements», note Mme Bélanger.