Les résidences universitaires de l'Université Laval, où des agressions sexuelles récentes ont défrayé la chronique

Harcèlement : demandes d'aide en hausse à l'UL

Les étudiants de l'Université Laval sont plus nombreux à dénoncer des situations de harcèlement psychologique ou sexuel.
Dans son rapport annuel 2015-2016, le Centre de prévention et d'intervention en matière de harcèlement (CPIMH) de l'Université Laval note une hausse de 17% des demandes d'aide par rapport à l'année précédente et de 56% depuis cinq ans.
En 2015-2016, 170 demandes ont été reçues au total. De ce nombre, 17 se sont transformées en plaintes, dont 3 touchent au harcèlement sexuel.
Pour la première fois en sept ans, les demandes d'aide des étudiants ont dépassé celles des employés. La directrice du CPIMH Josée Laprade croit que la première campagne de sensibilisation «Sans oui, c'est non», qui date de février 2016, a contribué à donner de la visibilité au centre et à accroître le nombre de dénonciations à l'Université Laval. Ces chiffres ne tiennent toutefois pas compte de la commotion causée par la vague d'intrusions et d'agressions sexuelles qui a eu lieu dans les résidences étudiantes l'automne dernier.
Mme Laprade évalue que le centre a connu une hausse d'achalandage d'environ 30% depuis les événements d'octobre.