Selon Yuzu, son ancien franchisé est en contravention flagrante avec la clause de non-concurrence, car il occupe maintenant «un poste stratégique» chez Mito Sushi.

Guerre de «sushi-men»

Les baguettes volent bas au palais de justice de Québec. Gestion Yuzu demande à la cour d'interdire à un ancien franchisé de travailler pour un concurrent, Mito Sushi.
Sébastien Lavoie a acquis une franchise Yuzu à Sillery le 31 décembre 2013. Quelques jours plus tard, il a signé, comme tous les franchisés, une convention de confidentialité comportant un engagement de non-concurrence. 
Selon la poursuite déposée par Gestion Yuzu en Cour supérieure, le franchisé avait dès lors accès «à toute l'information confidentielle ainsi qu'à l'ensemble du savoir-faire et aux secrets commerciaux y compris la liste des ingrédients entrant dans la fabrication des produits alimentaires, les recettes et les listes de fournisseurs».
En septembre 2016, Sébastien Lavoie vend ses actions de la franchise Yuzu.
En juin dernier, les gestionnaires de Yuzu apprennent que leur ancien franchisé est maintenant spécialiste en sushis et superviseur d'une dizaine de comptoirs de sushis de l'entreprise Mito Sushi, basée à Montréal.
Sur son site Web, Mito Sushi dit détenir près de 200 comptoirs à sushis répartis partout au Québec dans les épiceries IGA. Au total, Mito Sushi serait présente dans 500 points de vente.
De son côté, Yuzu, une entreprise dont le siège social est sur le boulevard Lebourgneuf, compte 65 franchises à travers le Québec et le Nouveau-Brunswick. Ses comptoirs Yuzu Sushis Express sont installés dans 16 épiceries IGA du Québec.
Contravention flagrante
Dans sa poursuite, Yuzu allègue que la clause de non-concurrence signée par Sébastien Lavoie l'empêche de travailler directement ou indirectement pour une entreprise concurrente. La clause serait en vigueur jusqu'en novembre 2018, soit deux ans après la fin du contrat du franchisé.
Selon Yuzu, l'ancien franchisé est en contravention flagrante avec la clause, car il occupe maintenant «un poste stratégique» chez Mito Sushi.
Yuzu réclame donc une injonction de la cour pour ordonner à Sébastien Lavoie de cesser de travailler pour Mito Sushi. Elle veut en outre que l'ancien franchisé soit condamné à lui payer la somme de 100 000 $, tel que prévu dans la convention de confidentialité.