Steven Verreault, qui gère depuis 2011 une petite entreprise de comptabilité, vient de se faire interdire tout contrat avec le gouvernement québécois pour une période de cinq ans.

Fini, les contrats gouvernementaux pour un exhibitionniste

Condamné pour action indécente, voies de fait, entrave à la justice et parjure, l’exhibitionniste Steven Verreault vient maintenant de se faire interdire tout contrat avec le gouvernement québécois pour une période de cinq ans.

Selon les informations diffusées par le secrétariat du Conseil du trésor, Verreault, qui gère depuis 2011 une petite entreprise de comptabilité, SV Comptabilité, aurait enfreint l’article 71.3.2 de la Loi sur l’administration fiscale.

Il aurait ainsi communiqué ou utilisé un renseignement contenu dans un dossier fiscal ou provenant d’un dossier fiscal pour une autre fin que celles prévues dans la loi. Le porte-parole du secrétariat du Conseil du trésor a refusé d’en dire davantage concernant ce qui est reproché.

Verreault, dont l’entreprise a des adresses à Boischatel et dans le quartier Les Saules, a toutefois été inscrit au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics. Il a été déclaré inadmissible à recevoir des contrats gouvernementaux pour une période de cinq ans, du 2 novembre 2017 au 1er novembre 2022.

L’homme de 28 ans a écopé quatre mois de prison en août 2016 après avoir été déclaré coupable d’action indécente, d’avoir rôdé la nuit et de voies de fait. En septembre 2016, il plaidait coupable à des accusations d’entrave à la justice et de parjure et se voyait imposer une peine de 12 mois de prison. En avril dernier, il voyait 60 jours de prison s’ajouter à sa peine pour avoir enfreint un engagement.

Durant l’été de 2015, Verreault avait pris la mauvaise habitude de se masturber devant les fenêtres d’immeubles d’appartements de Sainte-Foy. Un voisin l’avait photographié en pleine action après l’avoir pris sur le fait, mais Verreault lui avait alors mis son poing à la figure avant de prendre la poudre d’escampette.

Parjure et entrave

L’accusation de parjure vient du fait que, durant son procès, Verreault avait prétendu s’être rendu à l’endroit où il avait été arrêté pour aider un ami dans ses études. Après vérification, la police a découvert que «l’ami» en question n’existait pas et que la personne que Verreault avait identifiée comme son ami ne le connaissait même pas.

Il avait ensuite tenté de soudoyer cet homme afin qu’il signe un document attestant qu’ils se connaissaient et qu’il s’était rendu chez lui pour l’aider en plus de le menacer de le dénoncer à la police pour possession de cannabis s’il ne signait pas, d’où l’accusation d’entrave à la justice.