Le 26 septembre 2017, un policier qui circule près du parc Cartier-Brébeuf dans Limoilou croit reconnaître un accusé qu’il vient de voir le jour même au palais de justice de Québec... il se sera finalement trompé de personne.

Erreur sur le délinquant

Une erreur sur le délinquant pourrait coûter plusieurs milliers de dollars à la Ville de Québec.

Le 26 septembre 2017, un policier qui circule près du parc Cartier-Brébeuf dans Limoilou croit reconnaître un accusé qu’il vient de voir le jour même au palais de justice de Québec.

Le policier sait que le tribunal a ordonné au délinquant de se tenir loin des parcs et autres lieux fréquentés par les jeunes de moins de 16 ans.

Après avoir obtenu un mandat d’arrestation, le policier arrête le délinquant trois jours plus tard.

L’homme passera cinq jours au centre de détention de Québec, des journées pénibles, dit-il, vu son état de santé précaire.

Il réussira à prouver qu’il est impossible que le policier l’ait vu le 26 septembre au parc Cartier-Brébeuf. Une vidéo et un courriel démontrent en effet qu’au moment où le policier croit l’avoir aperçu, il se trouvait chez son agente de probation.

«Si le policier du service de police de la Ville de Québec avait pris la peine de s’approcher ou de s’adresser au demandeur, il aurait aussitôt reconnu sa bévue», estime l’homme, qui réclame 50 000 $ pour ses journées de détention injustifiées.