Lucie Verret

Entraîneuse de patin acquittée d'agression sexuelle

L'ex-entraîneuse de patinage artistique Lucie Verret a été acquittée de l'accusation d'agression sexuelle sur un de ses élèves, dans les années 80.
Un ancien patineur d'élite affirmait que lorsqu'il avait 14 ans, Lucie Verret, son entraîneuse de neuf ans son aînée, l'avait d'abord embrassé sur la bouche. Puis, deux semaines plus tard, l'entraîneuse aurait eu deux relations sexuelles complètes avec lui dans son logement de Charlesbourg, après une soirée de travail sur une nouvelle chorégraphie.
La femme de 54 ans, aujourd'hui infirmière, a nié catégoriquement, au cours d'un procès, avoir posé tout geste déplacé à l'égard de son élève ou de quiconque.
La juge Rena Émond a dû analyser en profondeur les deux versions, contradictoires au possible, de l'accusée et du plaignant.
Elle est vient à la conclusion que l'ensemble de la preuve laisse un doute raisonnable dont l'accusée doit bénéficier. «Conclure à un doute raisonnable ne signifie pas que les événements ne se sont pas produits», ajoute la juge Émond.
Lucie Verret, dit la juge Émond, a livré un témoignage détaillé, sans contradiction. «Elle offre des explications vraisemblables, généralement calmement, et parfois avec une émotion spontanée, note la juge. Elle donne des détails qui supportent ses dénégations.»
Mémoire défaillante
L'ancien patineur, qui a eu de graves problèmes d'alcool depuis ses études universitaires, a aussi témoigné avec franchise, souligne la juge.
La juge Émond a tenu à préciser qu'elle ne remettait pas en question la crédibilité du plaignant. C'est plutôt la fiabilité de son témoignage qui interpelle le tribunal.
«Il peine à décrire les relations sexuelles, avoue une mémoire défaillante, note la juge. Sa version comporte une description laconique des événements ou des suppositions. C'est donc dur d'apprécier sa valeur probante.»