Karl Bilodeau devra purger une peine minimale de 12 mois de prison dans une histoire de leurre informatique.

Entraîneur coupable de leurre sur trois hockeyeurs

Un entraîneur de hockey mineur de Québec a reconnu avoir fait du leurre informatique sur trois joueurs. Il a fait croire à l'une de ses victimes que des mères de hockeyeurs voulaient le voir nu.
Kevin Pinard-Bédard, 26 ans, était entraîneur bénévole pour des équipes bantam et midget de l'Association de hockey Québec-Centre.
Kevin Pinard-Bédard, 26 ans, était entraîneur bénévole pour des équipes bantam et midget de l'Association de hockey Québec-Centre.
Neuf mois après son arrestation, il plaidé coupable mardi matin aux infractions d'avoir communiqué sur Internet avec trois joueurs de moins de 16 ans dans le but d'obtenir des photos ou des vidéos à caractère sexuel.
Pour l'un des joueurs, le leurre a commencé en 2014 et s'est terminé en juillet 2016.
Au fil du temps, le jeune en est venu à considérer Pinard-Bédard comme son frère. 
L'entraîneur a confié à son joueur que des mères de hockeyeurs étaient intéressées à le voir nu via la webcam.
Pinard-Bédard a créé de faux profils en utilisant les noms des mères. À plus d'une dizaine de reprises, l'adolescent s'est masturbé devant la caméra en plus d'envoyer des photos de son visage, de ses abdominaux et de son pénis en érection.
Aucune mère de hockeyeur n'a jamais regardé les images; seul Kevin Pinard-Bédard était derrière son écran.
Défi de masturbation
L'entraîneur a eu des conversations sur Internet avec deux autres joueurs entre décembre 2015 et octobre 2016.
En plus de parler de choses et d'autres, Pinard-Bédard a demandé des photos des abdominaux des jeunes. Il les a aussi mis au défi de se masturber devant la webcam.
Les jeunes n'étaient pas à l'aise et ont fini par dénoncer leur entraîneur.
L'avocate de la défense Me Geneviève Bertrand a demandé la confection d'un rapport prédécisionnel pour son client, un homme sans antécédent judiciaire.
Le dossier reviendra à la cour en janvier pour les représentations sur la peine.
Le Code criminel prévoit une peine minimale de 12 mois de prison pour l'infraction de leurre informatique.