Selon la police, Raphaël Tremblay, accompagné de Dave Martin, 19 ans, et Alexandra Le Madec, 25 ans, ont enlevé un homme de Beauport le 18 mars dernier puis l'on menacé de le brûler vif.

Enlevé, battu et menacé d'être brûlé vif

Raphaël Tremblay et deux complices auraient organisé une sordide vengeance contre un individu qu'ils menaçaient de brûler vif, rien de moins.
Le jeune homme de 20 ans a tenté en vain lundi d'être envoyé en thérapie fermée durant les procédures. 
Après avoir entendu les faits et les antécédents judiciaires de Tremblay, le juge René de la Sablonnière a estimé que la protection du public commandait la détention provisoire.
Selon la police, Tremblay, accompagné de Dave Martin, 19 ans, et Alexandra Le Madec, 25 ans, ont enlevé un homme de Beauport le 18 mars dernier.
Les enquêteurs croient que la cible avait une dette de drogue envers Tremblay. Ce dernier rétorque avoir plutôt agi par vengeance parce que le Beauportois l'avait volé et attaqué au poivre de Cayenne quelques semaines plus tôt.
Quoi qu'il en soit, les trois individus ont conduit leur victime jusque dans un garage privé de Pont-Rouge.
Ils l'ont ligotée sur une chaise, battue à coups de pied de biche et lui ont mis un sac sur la tête.
Le malheureux a ensuite été aspergé d'essence.
Raphaël Tremblay est sorti du garage après avoir ordonné à Alexandra Le Madec de frapper le détenu au moindre mouvement.
La victime cagoulée a perdu connaissance et est tombée de sa chaise. La jeune femme l'aurait alors battue et aurait menacé de la faire brûler.
Le propriétaire du garage a pris le trio d'agresseurs sur le fait. Il les a pourchassés avec un madrier pendant que sa femme appelait la police.
Tremblay, Le Madec et Martin ont été arrêtés rapidement. Depuis, Martin a été libéré sous caution tandis que Le Madec, détenue durant les procédures, a vu son procès être fixé en septembre.
Jeune papa
Raphaël Tremblay a vite perdu ses airs de dur lorsque la procureure de la Couronne, Me Mélanie Tremblay, s'est mise à résumer l'enlèvement.
En pleurs, le jeune homme a plaidé qu'il avait lui-même été victime d'un règlement de comptes et que sa conjointe, enceinte, avait été arrosée de poivre de Cayenne.
Selon Tremblay, le stress de devenir père à seulement 20 ans l'a poussé progressivement à consommer à nouveau des drogues dures comme l'hydromorphone. Il avait pourtant réussi une thérapie fermée de cinq mois un peu plus tôt.
L'accusé se dit décidé à régler son problème de consommation, qui l'amène à commettre des délits, dit-il. C'est pourquoi il veut quitter la prison pour intégrer une nouvelle thérapie fermée longue de six mois.
Pour lui, mais surtout pour sa toute petite fille, qu'il n'a jamais pu tenir dans ses bras depuis sa naissance, vu la détention. «Ma conjointe me supporte, mais elle veut un père présent, un père qui a toute sa tête», explique Tremblay, entre deux sanglots.
Le juge René de la Sablonnière n'a pas voulu accabler l'accusé et a dit comprendre son passé difficile. Il a toutefois souligné que l'accusé avait fait la preuve, dans un passé récent, de son potentiel explosif.
La thérapie devra donc attendre que l'accusé en ait fini avec la justice.